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Premières mises en examen prononcées dans le dossier du CEREGMIA

Fred Célimène et Pascal Saffache, respectivement ancien directeur du Céregmia et ancien président de l'Université des Antilles-Guyane ont été mis en examen le mercredi 13 janvier 2016, dans l'après-midi, par un juge d'instruction et sont ressortis libres du palais de Justice de Fort-de-France. Fred Célimène fait l'objet d'un contrôle judiciaire assortie de plusieurs autres restrictions.
Par Jean-Philippe LUDON, @jpludonrci
Par Jean-Philippe LUDON, @jpludonrci
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(Photos et vidéos)

Les premières mises en examen ont été prononcées mercredi 13 janvier 2016 dans le dossier dit du "Céregmia" lancé par l'ouverture, en avril 2014, d'une information judiciaire pour escroquerie en bande organisée et détournements de fonds en bande organisée par le procureur de la république Eric Corbaux.
Moins de 48 heures après avoir été placés en garde à vue dans les locaux du SRPJ, l'ancien directeur du Céregmia Fred Célimène et l'ancien président de l'UAG Pascal Saffache ont été mis en examen par un juge d'instruction.

Parmi les huit chefs de mise en examen prononcés à l'encontre de Fred Célimène figurent "l'atteinte à la liberté d’accès des candidats dans les marchés publics, le recel d’un bien provenant d’un délit, l'escroquerie en bande organisée et les faux en écritures publiques". Le juge d'instruction demandait son placement en détention provisoire, le parquet s'en tenant à un contrôle judiciaire.

Lors de l'audience publique dans le bureau du juge des libertés et de la détention, Fred Célimène, appuyé par son avocate Me Dinah Rioual-Rosier, a fait valoir qu'il n'avait nullement l'intention de se soustraire à la justice et qu'il avait répondu à toutes les questions des enquêteurs du SRPJ. Un argument auquel le juge semble avoir été sensible.

Seul, le contrôle judiciaire a été retenu par le juge des libertés et de la détention. Un contrôle assorti néanmoins d'un certain nombre de restrictions comme l'interdiction à se rendre sur le campus ou à rentrer en contact avec un certain nombre de personnes ou encore la privation de son passeport. C'est donc libre que l'ancien directeur du Céregmia a quitté le palais de justice à la grande satisfaction de son conseil.
Pour Me Rioual-Rosier, une étape a été franchie et l'heure est à la préparation d'une défense totale qu'elle a par ailleurs souhaité loyale comme elle l'explique dans la vidéo ci-dessous.

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