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"Nous médecins, on attendait cette loi", se souvient le gynécologue Charles Quist

Le décès de Simone Veil vendredi (30 juin 2017) ravive le souvenir de son combat pour l'Interruption Volontaire de Grossesse. Le gynécologue Charles Quist, interne à la maternité en 1974, se souvient de la grave situation sanitaire des femmes qui avortaient avant cette loi.
Par Karl Lorand et Clara Vincent
Par Karl Lorand et Clara Vincent
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Simone Veil défend le projet de loi sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG) à l'Assemblée Nationale.

Les obsèques de Simone Veil auront lieu ce mercredi 5 juillet dans la cour des Invalides à Paris. Une cérémonie officielle en présence du chef de l’état Emmanuel Macron qui prononcera un discours.

Ancienne ministre de Valérie Giscard d’Estaing, Simone Veil est celle qui a porté la loi légalisant l’avortement en 1974. 43 ans plus tard, l’Interruption volontaire de grossesse est entrée dans les mœurs. Le docteur Charles Quist, gynécologue,  était interne à la maternité de Redoute, lorsque la loi sur l’IVG a été adoptée. "Nous médecins, on attendait cette loi. Quelque soit la polémique qu'il y a avait, cette loi était nécessaire. À l'époque quand on était interne dans les maternités on voyait des jeunes femmes de 20, 25 ans qui arrivaient, qui avaient fait des avortements à la maison avec les moyens du bord. Elles venaient nous voir soit avec des hémorragies, soit avec des infections plus grave. Nous étions obligés de les opérer et de les rendre totalement stérile", raconte Charles Quist.

Dans nos départements d’Outre-mer, le taux d’IVG reste deux fois plus élevé qu’en Métropole et près de trois fois plus élevé chez les femmes mineures de 15 à 16 ans. C’est ce que révèle un récent rapport de la DRESS, la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques. "Je pense que la sexualité ici aux Antilles chez nous est utilisée comme une conduite à risques comme ailleurs ça peut être la drogue ou l'alcool. Même pour des jeunes filles ou des femmes arrêtent la pilule sans raison apparente. C'est n'est pas qu'elles aiment l'avortement. Il y a quelques choses d'autre derrière. Il faut donner d'autres choix aux femmes et aux jeunes d'autres choix que la sexualité", dit le docteur Charles Quist.

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