France-Antilles : le tribunal étudie l'offre de Xavier Niel

Par • Mis à jour le 10/03/2020 - 06:13

Le tribunal mixte de commerce de Fort-de-France étudie cet après-midi l'offre de reprise du quotidien France-Antilles formulée par Xavier Niel. Hier, la rencontre entre le personnel et les représentants de patron de Free n'a pu avoir lieu.

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Locaux France Antilles

C’est cet après-midi que le tribunal mixte de commerce de Fort-de-France devrait étudier les derniers éléments de l'offre formulée par Xavier Niel au sujet du quotidien France-Antilles. Le tribunal devrait décider dans la foulée de la reprise ou non de France-Antilles par la holding du co-propriétaire du journal Le Monde.

Les représentants du personnel étaient réunis hier toute la journée pour analyser en détail cette offre en compagnie de l’administrateur judiciaire. Ils devaient en outre rencontrer physiquement les représentants de Xavier Niel après plusieurs échanges en visioconférence.

Cette rencontre n’a cependant pas pu avoir lieu. Une petite déception pour le personnel qui espérait évoquer certains détails avec leur possible future direction. Un nouveau rendez-vous a été fixé ce mardi matin à 9 heures.

Les salariés de FA Martinique et Guadeloupe estiment que beaucoup de questions restent en suspens. En effet la localisation des effectifs, la ligne éditoriale, l’organisation du transfert des journaux entre les deux îles n'ont pas encore été totalement détaillées.

À quelques heures de l'audience, le personnel peine encore à se projeter vers la prochaine vie du journal. "C'est assez compliqué par rapport aux questions qui demeurent. Les effectifs sont usés mentalement même si il y a 126 personnes qui reprendront alors qu'il y a peu nous étions tous liquidés", explique Rodolphe Lamy, délégué du personnel FA Martinique.

"Il y a des gens qui ont envie de reprendre, de continuer, de faire que ce journal avance mais il faut le faire avec les équipes et donner des réponses claires. Ne serait-ce qu'en Martinique sur la question des locaux. On sait que le repreneur ne reprend pas le bail avec la CTM à la place François Mitterrand mais on ne sait toujours pas où on sera logé. Pareil pour la reprise du travail. Le repreneur demande le 1er avril, l'administrateur voulait que ce soit plus tôt. Il en va de même du plan social. Ceux qui partent ne doivent pas s'en aller une main devant, une main derrière", ajoute Rodolphe Lamy.

Ils espèrent que les repreneurs associeront le personnel à cette reprise et qu’ils apporteront des garanties de viabilité au projet. "On est dans le flou. On ne sait pas encore comment on va travailler. C'est vrai qu'en terme de licenciement les dégâts seront moins importants en Guadeloupe qu'en Martinique puisque 28 personnes partiront sur 96. Toutefois, de nombreuses questions demeurent", confie Willy Anathase, secrétaire du CSE FA Média Guadeloupe

Pour rappel la holding personnelle de l'homme d'affaires « NJJ », a amélioré son offre de reprise de France-Antilles, en proposant de garder 126 des 235 salariés, contre 114 dans sa première offre.

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