Guyane : un gendarme traite les Guyanais de "singes hurleurs"

Par • Mis à jour le 06/05/2018 - 11:00

Une procédure disciplinaire a été ouverte à l'encontre d'un chef d'escadron de la gendarmerie nationale. Cédric S. est accusé d'avoir tenu des propos racistes lors de son discours de départ le 21 avril 2018.

    Guyane : un gendarme traite les Guyanais de "singes hurleurs"

«Quelle faune exceptionnelle que tous ces singes hurleurs lançant autant de jurons que de parpaings pour marquer leur territoire, ces petits caïmans trempant jour et nuit dans l’alcool.» Voici un extrait des propos tenus par Cédric S. le chef de l’escadron 25/1 du groupement de gendarmerie mobile de Maisons-Alfort (Val-de-Marne). Cette phrase est extraite de son discours de départ prononcé face à des gendarmes et des civils le 21 avril 2018 à la gendarmerie de Saint-Laurent du Maroni en Guyane. Y était notamment présent le sous-préfet de Guyane, Yves Dareau.

Le Monde qui s'est procuré l'intégralité du discours (article payant) rapporte également l'incrédulité de certaines personnes présentes dans l'assistance. Il a pourtant fallu près de 3 semaines pour que le ministère de l'intérieur réagisse. C'est ce dimanche matin que Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur a dénoncé « des propos inadmissibles et choquants » et a rappelé « son attachement au strict respect des règles déontologiques et à l’exigence d’exemplarité » qui « doivent encadrer l’action des forces de sécurité dans l’accomplissement de leurs missions ».

Le service de communication de la gendarmerie évoque quant à lui « des propos choquants, intolérables, qui ne sont pas acceptables ».

Une procédure disciplinaire pour propos racistes a été ouverte contre le chef d'escadron.