Libération des otages du Sahel : Areva et Vinci n'auraient pas payé un négociateur

Par • Mis à jour le 03/06/2015 - 16:34

Jean-Marc Gadoullet, un ancien de la DGSE, envisage aujourd'hui d'intenter une action en justice contre Areva et Vinci, qu'il accuse de ne pas l'avoir rémunéré pour son implication dans la libération des otages du Sahel.

    Libération des otages du Sahel : Areva et Vinci n'auraient pas payé un négociateur
En Suisse où il réside, Jean-Marc Gadoullet ne décolère pas. L'ancien colonel de la DGSE, reconverti dans la sécurité pour des entreprises, demande aujourd'hui à Areva et Vinci de respecter leurs engagements financiers envers lui mais aussi les touaregs qui ont participé activement à la libération des otages en 2011 et 2013. C'est dans cet objectif qu'il envisage de lancer une procédure d'arbitrage pour récupérer les honoraires qui lui aurait été promis.

Après l'enlèvement survenu à Arlit en septembre 2010, c'est parce qu'il avait une bonne connaissance du terrain au Sahel qu'il avait été mandaté pour entrer en contact et négocier avec les ravisseurs d'Aqmi. Dans ses déclarations à RTL et au Parisien, Jean-Marc Gadoullet raconte ses rencontres avec Abou Zeid dans le massif des Ifoghas, au nord du Mali, pour des négociations difficiles mais qui aboutissent, en 2011 pour la libération des premiers otages dont Françoise Larribe, puis en 2013 pour Thierry Dol et ses camarades, sans son intervention directe mais aidée par son réseau. L'ex agent secret évoque en échange la libération d'islamistes, la livraison de médicaments et de matériel médical mais ne mentionne pas directement le versement de rançons, comme cela a été évoqué à plusieurs reprises.


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Jean-Marc Gadoullet dénonce aussi une campagne de dénigrement à son encontre, un "business sordide des otages", une "économie du malheur" qu'il aurait "dérangé". Areva et Vinci n'ont pas fait de commentaires.

Aline Druelle








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