[AUDIO] Mort de Micheline Myrtil : l'AP-HP mise en examen

Par Aline Druelle 25/03/2021 - 12:01
01/01/2020 - 00:00
Paris

Selon une source proche du dossier, l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris est mise en examen pour "homicide involontaire" suite à la mort en décembre 2018 d'une patiente martiniquaise, retrouvée dans une zone d'attente des urgences de l'hôpital Lariboisière.

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Tribunal judiciaire de Paris (©AD)

Le drame avait autant ému que choqué. Dans la nuit du 17 au 18 décembre 2018, Micheline Myrtil était retrouvée sans vie sur un brancard, 12 heures après son admission aux urgences, où elle avait été emmenée par les pompiers notamment pour de forts maux de tête.

En janvier 2019, les conclusions d'une enquête interne avaient mis en avant une "série de dysfonctionnements" dans la prise en charge de Micheline Myrtil. Par ailleurs, l'autopsie avait révélé que la quinquagénaire était morte des suites d'une "défaillance respiratoire aigüe secondaire à un oedème pulmonaire", causée par une méningite. L'infection avait atteint ses poumons.

Une information judiciaire avait été ouverte en mars 2019. Les proches de Micheline Myrtil, qui se sont constitués parties civiles, avait un peu plus tôt porté plainte pour "homicide involontaire" et "omission de porter secours à personne en danger".

Ce matin, ils ont été auditionnés au tribunal de Paris et ont appris cette mise en examen. "Je suis venue pour que justice soit faite au nom de ma tante", a confié Jessy Rosilette au micro de RCI Paris. "Ils reconnaissent leur erreur donc c'est déjà une bonne avancée pour nous, on commence à voir un peu de lumière dans cette affaire, a-t-elle ajouté, la souffrance est toujours là mais on ira jusqu'au bout".
 

Écoutez son témoignage

 

Pour l'avocat des proches de Micheline Myrtil, Maître Eddy Arneton, cette mise en examen de l'AP-HP représente bien une reconnaissance des fautes commises. "C'est une avancée dans ce dossier et nous sommes ravis de cette situation car on prend enfin en considération ce que nous disons depuis le début, s'est-il félicité, que tous ces dysfonctionnement doivent être mis à la charge de l'AP-HP, qui se défend en disant que c'est de la faute de son personnel alors que sa responsabilité est incontestable".

 

 

L'instruction devrait bientôt être clôturée. Une ordonnance de renvoi pourrait alors être prise, ce qui ouvrirait la voie à un procès. Mais une ordonnance de non-lieu est aussi une possibilité.

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