Défilé du Front national : perturbations et faible mobilisation

Par • Mis à jour le 02/05/2015 - 11:51

Au Front national, sans pouvoir donner de chiffres exacts, on affirme que les antillais sont de plus en plus nombreux à adhérer.

    Défilé du Front national : perturbations et faible mobilisation
Au Front national, sans pouvoir donner de chiffres exacts, on affirme que les antillais sont de plus en plus nombreux à adhérer. "Ils viennent surtout depuis que Marine Le Pen a pris la tête du parti", explique la martiniquaise Huguette Fatna, membre du bureau politique et soutien de la présidente actuelle. "Ils pensent qu'il y a un problème au niveau de l'immigration, qu'il faut qu'elle soit contrôlée. Parce que les martinquais et guadeloupéens en souffrent qu'on ne fasse pas la distrinction entre les français d'Outre-mer et les immigrés qui ne s'intègrent pas", n'hésite-t-elle pas à expliquer.

Ce vendredi 1er mai, la conseillère régionale d'Alsace était dans les premiers rangs du défilé traditionnel organisé par le Front à Paris. Mais dans le cortège, les antillais étaient peu nombreux au sein des fédérations qui défilaient les unes après les autres. A l'avant de la marche, un guadeloupéen septuagénaire, Guy, tenait fièrement son drapeau aux couleurs du parti. "Je suis là parce qu'il faut regarder l'état du pays ! Quand on regarde la situation, ceux qui nous font des promesses, qui sont au pouvoir et qui sucent le sang du peuple français, dont les Antilles car nous nous sommes français, y en a marre !", lance-t-il au micro de RCI Paris. En cause selon cet adhérent depuis 1990: l'immigration. "On est français ou on ne l'est pas, on doit d'abord s'occuper de son peuple, de ses enfants avant ceux de l'extérieur, si c'est quelqu'un qui arrive qui apporte quelquechose, soyez le bienvenu, ce n'est pas une question de racisme, sinon cela n'intéresse pas".

Le défilé du 1er mai, entre discorde au sein du clan Le Pen et perturbations des Femen, n'a pas attiré les foules. Entre 3500 et 4000 manifestants ont été comptabilisés.


Aline Druelle (RCI Paris)


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