Le maintien en juin des élections territoriales est massivement approuvé par le Sénat

Par Lola-Jeanne Cloquell / AFP 14/04/2021 - 17:46
01/01/2020 - 00:00
France

Le Sénat dominé par l'opposition de droite a approuvé massivement aujourd'hui (mercredi 14 avril), au lendemain de l'Assemblée nationale, le maintien en juin des élections régionales et départementales, avec un décalage d'une semaine. La chambre haute a insisté sur les mesures qui doivent sécuriser la campagne et la tenue du scrutin les 20 et 27 juin prochains.

    Le maintien en juin des élections territoriales est massivement approuvé par le Sénat

Le sénat approuve les dates du 20 et 27 juin 

Les prochaines élections territoriales auront donc bien lieu les 20 et 27 juin 2021.

A l'issue d'une déclaration du premier ministre Jean Castex, qui a confirmé les dates des 20 et 27 juin annoncées la veille devant les députés, le Sénat a apporté son soutien au choix du gouvernement par 319 voix pour et seulement 8 contre, dont 4 LR. Dix sénateurs LR se sont par ailleurs abstenus.

Face à l'épidémie du Covid-19, "ce qui m'obsède c'est la protection de nos concitoyens, c'est tout", a martelé Jean Castex, en réponse aux critiques qui ont émaillé le débat.

"Le doute est donc levé", a salué le président de la commission des Lois François-Noël Buffet (LR) regrettant cependant que "ce doute ait perduré".

"Les 13 et 20 juin nous paraissaient plus adaptés pour des raisons de mobilisation", a-t-il rappelé.  

Un décalage d'une semaine pour un délai "nécessaire"

Le décalage d'une semaine "donne un peu plus de temps aux deux campagnes, vaccinale et électorale", a relevé Vanina Paoli-Gagin (Indépendants).

"Ce n'est pas une facétie", a affirmé le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, mais un délai "nécessaire" pour assurer la bonne organisation malgré les "difficultés", dans le contexte de la crise sanitaire.

M. Buffet a également dit son "plaisir" que le gouvernement ait repris "la quasi totalité" des propositions de la commission pour accompagner la campagne et sécuriser la tenue du scrutin. 

Satisfecit partagé par Jean-Claude Requier (RDSE à majorité radicale) pour qui les mesures annoncées par le Premier ministre "vont dans une direction satisfaisante, quand bien même elles n'apportent pas de garanties absolues".

La quasi-totalité des orateurs sont revenus sur la consultation controversée des maires ce week-end: un "référendum express (...) qui ne peut être assimilé à une consultation", selon Cécile Cukierman (CRCE à majorité communiste), "initiative louable, mais, pour le coup, quelque peu cavalière", pour l'écologiste Guillaume Gontard. Jean-Louis Masson (non-inscrit) a fustigé "une manoeuvre digne d'une République bananière".

Le Premier ministre a jugé "étonnant, précisément, que l'on puisse s'étonner d'une telle consultation, dans la mesure où le principal effort et la responsabilité de l'organisation de ces deux scrutins pèsera nécessairement sur les maires".

Des élections qui s'annoncent difficiles pour la majorité

Plusieurs sénateurs ont aussi évoqué des arrières-pensées qu'aurait eu l'exécutif, alors que ces élections s'annoncent difficiles pour la majorité.

"J'ai la faiblesse de penser qu'au plus haut sommet de l'Etat depuis le 13 juin 2020, on souhaite le report des élections territoriales après les élections présidentielles", a lancé le centriste Olivier Henno.

"La seconde étape consiste à parasiter la mise en route de la campagne en entretenant l'incertitude", a renchéri Eric Kerrouche (PS).

"Si la vie démocratique doit respirer, sa respiration est de type Covid, haletante et essoufflée", a souligné de son côté François Patriat (RDPI à majorité En Marche).

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