Saison cyclonique 2020 : la plus précoce et la plus active de l'histoire avec 31 phénomènes

Par 01/12/2020 - 07:49
01/01/2020 - 00:00

La bassin atlantique vient de connaître la saison cyclonique la plus active depuis 1851. Pourtant, les Petites Antilles dont font partie la Martinique et la Guadeloupe ont été épargnées.

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"Au vu des bases de données commençant en 1851, aucune saison cyclonique sur l'Atlantique n'a compté autant de cyclones (dépression tropicale, tempête tropicale ou ouragan). 30 phénomènes ont été baptisés cette saison 2020 (17 tempêtes tropicales et 13 ouragans dont 6 majeurs) dans le bassin et 1 dépression tropicale ne s’est pas renforcée. Le précédent record du nombre de cyclones nommés, détenu par la saison 2005, était de 28", écrit Météo France dans son bilan de la saison cyclonique qui s'est officiellement achevée hier (30 novembre 2020).

Cette saison très précoce entamée dès le mois de mai (début officiel au 1er juin 2020) a vu 30 cyclones être nommés et 1 dépression tropicale qui ne s'est pas renforcée.

Les météorologues ont observé la naissance de 10 cyclones nommés pour le seul mois de septembre, encore un record. Par ailleurs 12 cyclones ont concerné les côtes des USA, dont 5 ont concerné la Louisiane.

C'est la 6ème année consécutive, que l'activité cyclonique commence avant le début officiel de la saison. "Ce démarrage a été vite freiné par un épisode historiquement fort de poussières (de sable) sahariennes. L’épisode qui s’est produit en juin a voilé le ciel de l’Atlantique tropical pendant la seconde moitié du mois, détruisant toute activité cyclonique par un apport d’air extrêmement sec", analyse Météo France.

Les Petites Antilles épargnées

Malgré cette précocité et cette longueur, la saison cyclonique 2020 a généré peu de dégâts sur la zone des Petites Antilles. Le passage le plus notable est celui de la tempête Laura qui a provoqué des pluies intenses mais pas de cumuls importants et quelques rafales de vent atteignant les 100 km/h.

Néanmoins Laura a provoqué des dégâts majeurs en Haïti où ses pluies ont fait 31 morts et 8 disparus. Laura qui a poursuivi sa trajectoire destructrice jusqu'aux côtes de Louisiane qu'elle a atteintes en ouragan de catégorie 4.

"Cette forte activité de cette saison 2020 avait été relativement bien prévue car dès le mois de mai, la plupart des centres émettant des prévisions saisonnières prévoyaient une activité bien supérieure à la normale, avec certains chiffres que l’on osait à peine croire", analyse Météo France dans son bilan.

Les prévisionnistes estiment néanmoins qu'il "est difficile d’attribuer l’activité et surtout le nombre exceptionnel de cyclones de cette saison 2020 aux effets du changement climatique. Il est même impossible de conclure ou même de qualifier la contribution du réchauffement climatique à une saison donnée très active".

Au moins trois facteurs climatiques peuvent expliquer cette saison exceptionnelle : l’évènement climatique La Niña en cours, des mers plus chaudes que la moyenne des 60 dernières années (+0,5°C cette année) et des fortes pluies au Sahel dont les scientifiques pensent qu'elles sont associées à la formation des ouragans majeurs.

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