Le nouveau médicament américain contre la drépanocytose, l'Oxbryta, a été racheté par Pfizer

Par 16/08/2022 - 10:22 • Mis à jour le 16/08/2022 - 08:59

La société pharmaceutique Pfizer a racheté le groupe Global Blood Therapeutics pour un peu plus de 5 milliards de dollars. Ce dernier est parvenu à concevoir un nouveau traitement contre la drépanocytose.

    Le nouveau médicament américain contre la drépanocytose, l'Oxbryta, a été racheté par Pfizer
Image d'illustration

Un accord financier de 5,4 milliards de dollars a été trouvé. Oxbryta est le premier médicament approuvé qui cible les malformations cellulaires, cause de cette maladie. Aujourd’hui, c'est une nouvelle source d'espoir pour les drépanocytaire en France puisque le traitement est autorisé au sein de l'Union européenne. 

Jenny Hypocrate, présidente de l'Association pour l'Information et la Prévention de la Drépanocytose, estime que c'est une bonne nouvelle :  

Le fait que Pfizer rachète Global Blood Therapeutics, ça va nous servir car c'est l'un des plus gros laboratoires au monde. Donc, il n'y aura pas de lobbying pharmaceutique pour faire un double médicament. Nous aurons juste ce médicament qui réduit la fréquence des crises. Une bonne chose pour les malades qui, représentent quand même 20 millions de personnes concernées, soit 100 000 malades aux État-Unis et 30 000 malades en France. C'est à peu près 30 000 malades en France. Nous sommes satisfaits parce que ça nous permettra de mettre une visibilité plus importante sur la drépanocytose et, évidemment, sur la recherche pour les personnes atteintes de drépanocytose.

Toutefois, Jenny Hypocrate évoque des difficultés rencontrées par les malades en France pour obtenir le traitement de la drépanocytose : 

On avait déjà des problèmes avec ce médicament parce qu'il avait obtenu une autorisation de mise sur le marché en France et en Europe mais, la France a fait marche arrière en disant qu'on ne pouvait plus avoir ce médicament si on n'avait pas un binôme. Ce binôme est une chimiothérapie, avec lequel justement certains malades étaient déjà en échec thérapeutique. Donc ils voulaient réintégrer ce médicament dans cette chimiothérapie avec le nouveau médicament. Nous n'avons pas accepté ça à l'association, alors nous avons fait un courrier au ministère de la Santé, à la Haute Autorité de Santé et au Président de la République pour dénoncer ce genre de comportement. Ce n'est pas normal qu'un pays puisse accepter puis après refuser.

 

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