Le climat des affaires est en berne

Par • Mis à jour le 19/02/2018 - 12:07

Dans sa dernière note sur les premières tendances sur le quatrième trimestre 2017, l’IEDOM révèle une nouvelle dégradation du climat des affaires. Le quatrième trimestre 2017 a été difficile pour les chefs d'entreprise notamment après les passages des ouragans.

    Le climat des affaires est en berne

Dans sa dernière note sur les premières tendances sur le quatrième trimestre 2017, l’IEDOM révèle une nouvelle dégradation du climat des affaires. À fin décembre 2017, l’indicateur du climat des affaires (ICA) s’inscrit en baisse de 0,9 point par rapport au trimestre précédent. Il s’écarte davantage de sa moyenne de longue période (-4,7 points) et s’établit à 95,3.

Irma et Maria ont laissé des traces sur les activités

Cette diminution s’explique principalement par les anticipations négatives portées par les chefs d’entreprise sur le début d’année 2018. Une dégradation des soldes d’opinion relatifs à l’activité du premier trimestre, aux délais de paiement et à l’évolution des prix qui pèse particulièrement sur l’indicateur.

Autre facteur qui influence cet indicateur. Ce sont les conséquences du passage des ouragans Irma et Maria en septembre qui continuent d’influencer l’activité du 4e trimestre 2017. 35,3 % des entreprises interrogées jugent négatif l’impact sur leur activité, tandis que 23,3 % estiment au contraire les effets à la hausse.

Des effets qui devraient toutefois s’estomper en début d’année puisque selon 74,1 % des entreprises, l’impact des ouragans n’aurait aucun impact sur leur activité du premier trimestre 2018.

La majeure partie des chefs d’entreprises interrogés demeurent toutefois favorables à l’idée d’investir dans les douze prochains mois.

Des patrons pessimistes

Après trois trimestres de baisse, l’activité des entreprises enregistre une hausse.

Néanmoins, les chefs d’entreprise font état d’une nouvelle détérioration de leur trésorerie, impactée par l’allongement des délais de paiement et l’augmentation des effectifs. Des patrons qui sont donc pessimistes pour le premier trimestre 2018. Ils anticipent une diminution d’activité dans la mesure où l’augmentation des charges et l’allongement des délais de paiement continueraient de peser sur leur trésorerie.