Le préfet soutient la demande de reconnaissance de l’état de calamité agricole

Par • Mis à jour le 13/10/2015 - 16:32

Après une importante mobilisation, la Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FDSEA) a rencontré Jacques Billant, le préfet de région le lundi 12 octobre. Les deux parties sont claires : il faut demander l’état de calamité agricole.

    Le préfet soutient la demande de reconnaissance de l’état de calamité agricole
50% de rendements en moins pour la canne. Jusqu'à 70% de pertes pour la banane. Maraichers, éleveurs et exploitants toutes les filières agricoles sont touchées. Lundi 12 octobre, les agriculteurs sont donc descendus dans la rue.

La Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FDSEA) ont mené une opération escargot, allant du vélodrome de Gourdeliane à Baie-Mahault à la sous-préfecture. Après cette mobilisation, la FDSEA a donc été reçue par Jacques Billant.

"Nous avons demandé que (l’état de calamité agricole) soit pris en compte. Le préfet a été tout à fait d’accord avec nous (…) car il se rend compte que la sécheresse perdure", a indiqué Maxette Grisoni, la présidente de la FDSEA, ce mardi 13 octobre, sur les ondes de RCI Guadeloupe.

Au cours de cette rencontre, Jacques Billant a annoncé qu’il présentera le dossier au gouvernement. Le but : obtenir la reconnaissance de l’état de calamité agricole et le versement d’aides d’urgence aux agriculteurs.

Une mission d’expertise a été programmée pour le 20 octobre pour un envoi en commission interministérielle dès le 21 octobre. La DAAF (Direction de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt de la Guadeloupe) sera ensuite chargée d’instruire les dossiers d’aides d’urgence pour les agricultures.