Les camions-restaurants dans la tourmente avec le couvre-feu avancé

Par Nicolas Ledain 15/04/2021 - 12:52
01/01/2020 - 00:00

Ils sont parmi les premières victimes des nouvelles restrictions préfectorales. Habitués à travailler à la tombée de la nuit, les food trucks, roulottes, camions à bokits et sandwichs et les stands ambulants vont, pour la plupart, être contraints de s'arrêter pendant trois semaines à cause du couvre-feu à 19h. Un coup dur après une année déjà compliquée.

    Les camions-restaurants dans la tourmente avec le couvre-feu avancé

On grimaçait hier soir après les annonces d'Alexandre Rochatte sur l'espace surnommé "boulevard des frites", au Raizet. Le couvre-feu à 22h avait déjà mis un coup de frein à l'activité, la fermeture dès 19h va complètement l'arrêter pour la plupart de ces entrepreneurs. "Ils nous empêchent de travailler. On pense fermer le soir et on sera sans doute ouvert le midi, mais le midi ça ne rattrape jamais", regrette la vendeuse d'une saladerie. 

En face, Ludovic vend du poulet dans son stand et il sait déjà que cette nouvelle restriction s'inscrit en plein dans son pic d'activité. Il va essayer d'ouvrir avec des horaires adaptés, mais sans grande conviction. "Le point chaud, c'est de 19h à 22h, là je ne sais pas comment on va faire. On va ouvrir plus tôt, mais c'est jamais évident. On va essayer de compenser un peu, mais ça ne va pas rattraper", prédit le commerçant.

Une situation qui va aussi largement impacter les camions à bokits, pour qui il sera impossible de travailler durant cette période de trois semaines, pour l'instant annoncée par le Préfet. "On ne s'y attendait pas. Je commence à 19h, donc on ne va pas ouvrir. Je ne sais pas comment on va faire, mais on n'a pas le choix", souffle Gerty, gérante du Zylounium à Grand-Camp.

D'autant que la situation pourrait encore empirer, car Alexandre Rochatte a clairement indiqué qu'un confinement était envisagé si les chiffres venaient encore à s'aggraver. 

Écoutez le reportage de RCI:

 

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