Logements sociaux impactés à St Martin : les travaux vont commencer

Par • Mis à jour le 24/04/2018 - 17:45

Près de 8 mois après le passage de l’ouragan Irma, la phase 1 des travaux de réhabilitation des logements sociaux de la SEMSAMAR à Saint-Martin, a été lancée mardi à Marigot.

    Logements sociaux impactés à St Martin : les travaux vont commencer

8 millions d'euros pour la phase 1

Travaux de couverture, menuiserie aluminium, parfois électricité : 32 marchés ont été attribués pour un peu moins de 8 millions d’euros et ce n'est que le début car les travaux dans leur totalité, pour le parc social, avoisineront les "34 millions d ‘euros".

Les 18 résidences de la SEMSAMAR, situées un peu partout sur l’île, ont été impactées par Irma.  Marie Paule Bélénus Romana, directrice générale de la SEMSAMAR, souligne que les "1000 familles locataires attendent avec impatience" le début de ces travaux. Ils devraient durer 4 à 6 mois.

Dans ces travaux de réhabilitation, il a été décidé d’aller "plus loin" que le simple remplacement à l’identique, selon Steeve Titus, chargé des opérations : "sur plusieurs de nos résidences nous avons décidé d'enlever les charpentes couverture, car on a constaté que ces éléments s'enlevaient avec les problèmes de prise au vent, on a décidé de passer en toiture terrasse directement, on a décidé aussi sur des équipements de menuiserie extérieurs, de renforcer des points de fermeture", d'utiliser "de nouvelles générations de menuiseries", et d'installer parfois des "safe rooms", des espaces sécurisés, un peu "bunkerisés", pour rassurer certains locataires, encore traumatisés par l’épisode Irma.

 

Pourquoi des travaux près de 8 mois après ?

"Nous sommes sur le pont depuis le lendemain du passage de l'ouragan Irma" , affirme Steeve Titus. Mais il souligne qu'"en tant que société d'économie mixte, avec gestion de fonds publics,nous sommes soumis à des réglementations, notamment en marchés publics, qui nous imposent certains délais". Par ailleurs, les études nécessaires ont pris du temps pour "faire ressortir les besoins et les doléances des locataires" , souligne-t-il encore, évoquant "une période active, d'étude, nécessaire pour avoir demain une réhabilitation qui soit conforme à nos milieux, à nos contraintes climatiques et qu'on puisse mieux passer les prochains épisodes s'il y en a".