Réformes fiscales : une imposture pour le Medef Guadeloupe

Par • Mis à jour le 29/11/2018 - 10:40

L'Union des Entreprises- Medef Guadeloupe appelle l’ensemble des élus à faire front pour que la voix de l’Outremer soit entendue aux plus hauts sommets de l’Etat.

    Réformes fiscales : une imposture pour le Medef Guadeloupe

A l’instar de la FEDOM et des socioprofessionnels, l' UDE-Medef Guadeloupe s’insurge contre la série de réformes fiscales et sociales engagées par le gouvernement. Le PLFSS, le Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale, est en effet arrivé pour une nouvelle lecture à l'Assemblée nationale. Dans le texte, un article fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours : celui de la réforme des exonérations de charges.

L'UDE-Medef Guadeloupe qualifie cette situation d’imposture. Il considère que les mesures sociales et fiscales prises par le gouvernement d’Emmanuel Macron sont nuisibles pour les entreprises locales. Le patronat local craint que ces mesures n’entraînent une baisse du pouvoir d’achat des ménages et une hausse du coût du travail. Une situation qui va, selon eux, générer une baisse de la compétitivité pour les entreprises et de l’attractivité pour le territoire.

A terme, c’est donc le chômage qui risque d’augmenter dans les territoires d’Outre-Mer. Pour les patrons, le gouvernement joue à un jeu dangereux et prend le risque de faire basculer la stabilité de l’économie des départements ultramarins.

Le Medef souhaite que le gouvernement respecte ses engagements et ne touche pas aux aides consacrées aux ultramarins. Il dénonce l’absence de concertation entre les décideurs parisiens et les élus locaux qui a pour conséquence la négligence des spécificités des territoires ultramarins. L'Union des entreprises considère qu’il y a un décalage entre le discours du président de la république et la réalité des actions du gouvernement.

Pas question pour autant pour le patronat de s’associer au mouvement des gilets jaunes mais il appelle l’ensemble des élus à faire front pour que la voix de l’Outremer soit entendue aux plus hauts sommets de l’Etat.