Ce qu'il faut savoir sur les drogues du viol

Par • Mis à jour le 09/03/2018 - 12:41

Après cette sordide affaire que nous vous révélions ce vendredi matin, dans laquelle une jeune femme dit avoir été abusée à la sortie d’une boite de nuit. Quelles sont les précautions à prendre lorsqu’on va en soirées ? Il faut savoir que les substances utilisées par les prédateurs sexuels sont souvent indétectables, il en existe tout un panel. Explications.

    Ce qu'il faut savoir sur les drogues du viol

Il existe une vingtaine de produits associés à la drogue du viol, mais deux sont plus fréquemment utilisés. Leur prise provoque des effets déroutants : sensation soudaine de vertige puis amnésie partielle ou totale. C’est la porte ouverte aux agressions de tous types. Le premier de ces produits, se définit comme un sédatif hypnotique. Ses effets sont 10 fois plus puissants lorsque cette pilule est mélangée à de l’alcool. Habituellement utilisé pour soigner l’insomnie et l’anxiété, il reste peu cher et très accessible. Combiné à d'autres éléments, ce produit devient véritablement dangereux: désinhibition, somnolence, perte de jugement, de mémoire, difficulté à s’exprimer, à forte dose même, perte de conscience. Ses effets apparaissent dans les  minutes suivant son ingestion et durent environ 8 heures. Qualifié d’anesthésiant, il est également utilisé dans un cadre médical.

Le GHB "Drogue du viol"

Le plus connu GHB quant à lui, est souvent vendu illégalement. Ses effets sont semblables et aussi très rapides : des effets hypnotiques-désinhibants-aphrodisiaques. Ces drogues sont très difficiles à déceler. Elles sont très rapidement évacuées par l’organisme. Cette pratique a fait naître une nouvelle génération de violeurs. Porter plainte ou même en parler devient de plus en plus problématique.

Des conseils lorsqu'on sort

Quelques précautions quand on sort : évidemment ne jamais laisser traîner son verre ou ne jamais accepter un nouveau sans avoir pu vérifier « son parcours ».  Garder un œil sur ses amis, donc éviter de sortir seul. Récemment, des étudiants ont mis au point un vernis capable de détecter certaines substances chimiques en changeant de couleur, il suffi de tremper délicatement son ongle dans son verre pour savoir s’il contient des éléments suspects ou pas.

 

https://www.rci.fm/infos/faits-divers/y-t-il-des-predateurs-sexuels-en-boite-de-nuit