Décès d’une femme enceinte au CHU : une information judiciaire ouverte

Par 02/07/2018 - 12:54 • Mis à jour le 02/07/2018 - 12:54

Une information judiciaire pour « recherche des causes de la mort » a été ouverte ces derniers jours, après le décès d’une jeune femme enceinte au CHU, dans la nuit du 31 mai au 1er juin.

    Décès d’une femme enceinte au CHU : une information judiciaire ouverte

Une double plainte contre X avait été déposée pour « homicide involontaire » par la mère et le compagnon de la victime, après le décès de cette femme de 34 ans.

Enceinte de 6 mois, elle devait expulser l’enfant dont elle avait appris le décès in utéro, mais avait succombé en salle de travail. Ses proches avaient indiqué que la jeune femme, prise en charge au sein du service maternité du CHU, hébergé, depuis l’incendie du 28 novembre, à un étage de la polyclinique des Abymes, avait demandé une césarienne, en vain.

Pas de faute médicale établie à ce jour

Le procureur de la République, Xavier Bonhomme, indique qu’une information judiciaire a été ouverte « en milieu de semaine dernière » pour « recherche des causes de la mort dans la mesure où nous avons besoin d’un autre cadre juridique pour continuer les investigations».

« Une petite dizaine » de personnes ont été entendues, parmi lesquelles les proches de la victimes et le personnel médical en exercice ce jour-là, à savoir «médecin, anesthésiste, obstétricien et sage-femme », selon Xavier Bonhomme.

Entendus « en qualité de témoins », ils se sont montrés « coopératifs » selon le procureur, qui précise : « à ce jour nous n’établissons pas de faute médicale à l’origine de décès mais il est important pour nous de connaître quelle est la cause, l’origine, du décès de cette personne ».

Un collège d’experts

« Un collège d’experts » pourrait être saisi « afin de déterminer si en l’état actuel de la science, tous les moyens ont été mis à disposition du personnel pour sauver cette personne».

L’objectif principal est de « déterminer s’il y a une faute médical et au-delà de la faute médicale, si celle-ci existe, quelle en est l’origine. Sur un plan matériel on peut avoir des investigations à mener. »

Un problème de « coagulation subite »?

Le personnel médical « ne s’explique pas véritablement pour quelle raison cette personne, subitement, a présenté des troubles », selon le procureur, et avance « une hypothèse qui est celle d’une coagulation subite », soit « une coagulation intra vasculaire disséminée, qui est en réalité la propagation de caillots dans tout le réseau sanguin et qui pourrait selon eux expliquer le décès de cette personne ».

Si cette hypothèse était confirmée par l’expertise, il faudra aussi « en déterminer les circonstances et les causes ».

 

Explications du procureur de la République de Pointe-à-Pitre, Xavier Bonhomme :