« Gardons le cap pour ne pas céder à la violence qui nous envahit » (Proviseur LGT Baimbridge)

Par • Mis à jour le 23/11/2017 - 08:03

Au lendemain de l’agression de deux lycéens devant le LGT de Baimbridge, le proviseur Jean Dartron a réagi sur l’antenne de RCI Guadeloupe. Selon lui, il ne faut pas se laisser envahir par l’émotion mais continuer les actions mises en place depuis plus d’un an.

    « Gardons le cap pour ne pas céder à la violence qui nous envahit » (Proviseur LGT Baimbridge)

Comme l’ensemble de la communauté scolaire du LGT de Baimbridge, son proviseur se dit « sous le choc » après l’agression, mercredi 22 novembre, de lycéens devant l’établissement pour un vol de téléphone portable. Même si l’état de santé des deux adolescents, de 15 et 17 ans, est rassurant – l’un d’entre eux à pu regagner sa famille et l’autre est en observation au CHU de Pointe-à-Pitre –une cellule d’écoute est mise en place ce jeudi pour les nombreux élèves qui ont vécu la scène.

Place à la réflexion

Jean Dartron prévoit aussi d’accompagner les élèves dans la réflexion. « Si nos lycéens veulent réfléchir et se projeter vers une action ou autre, il faut que ce soit une action structurée pour ne pas simplement tomber dans la rue sans savoir ce qu’elle peut nous ramener après, a-t-il précisé dans la matinale de RCI Guadeloupe. Après avoir rencontré les délégués du personnel, le proviseur du LGT de Baimbridge avait donc prévu de s’entretenir avec les représentants des élèves.

Des améliorations depuis un an

La double agression qui s’est produite hier aux abords du LGT de Baimbridge rappelle le drame d’il y a 14 mois, avec la mort de Yohan Equinoxe. Selon Jean Dartron, « l’émotion prend le pas dessus et c’est à nous de prendre du recul. Je pense qu’avec l’ensemble des services de sécurité, voire tous les responsables de collectivités, on a fait un pas. Seulement l’ordinaire revient, et cet ordinaire c’est la violence. Il faut donc qu’on se retrousse à nouveau les manches et qu’il n’y ait pas de relâchement dans les actions déjà mises en place, que ce soit au niveau de l’établissement, de l’Etat et des collectivités ». Et le proviseur du LGT de Baimbridge se veut optimiste. « Nous sommes la Guadeloupe de demain et il faut garder le cap et ne pas céder à cette violence qui nous envahit. On peut avoir confiance en la jeunesse guadeloupéenne ». Des actions pourraient avoir lieu dans les prochains jours.