Que risque le propriétaire des chiens tueurs ?

Par • Mis à jour le 20/04/2018 - 12:45

Le propriétaire des chiens qui ont attaqué un septuagénaire mercredi au Gosier, est toujours auditionné par les services de police. L’homme ne serait pas en règle concernant la détention de tels animaux. Rappelons que la victime est finalement décédée depuis, des suites de ses blessures. Que risquent le propriétaire et ses bêtes ? Le point sur l’enquête.

    Que risque le propriétaire des chiens tueurs ?

Ce vendredi matin, le suspect était toujours en garde à vue au commissariat central, une audition qui se prolongera au moins jusqu’à ce soir avec à l'issue un éventuel déferrement. Les enquêteurs procèdent à des vérifications d’ordre administratif. L’individu ne disposerait pas d’autorisation pour la détention de ses chiens même si lui indique les avoir déclaré, 8 au total saisis chez lui. Par ailleurs, les policiers se posent aussi des questions sur les conditions matérielles et l’enclos d’où se seraient échappées les bêtes. Apparemment, les normes de sécurité en la matière laisseraient les agents dubitatifs.

Absent au moment des faits

Lorsque le drame s’est produit, le propriétaire n’était pas présent mais au travail, il est en effet gérant d’une salle de sport à Jarry. La victime, Célestin Moueza âgé de 74 ans qui vivait dans une case à proximité se promenait, lorsqu’il a été attaqué par un puis deux American Staffordshire. Grièvement blessé au visage, l’homme avait été évacué dans un état critique avant de succomber hier en fin de journée des suites de ses morsures.

Risque de prison

Les investigations se poursuivent, on parle désormais d’homicide involontaire résultant de l’agression par un chien. Une infraction prévue par le code pénale qui fait encourir 5 ans de prison au maître. Mais circonstances aggravantes en l’espèce, s’il s’avère après vérification que la réglementation stricte n’a pas été respectée, la peine prévue peut aller jusqu’à 7 années et 100.000€ d’amende. Quant aux chiens impliqués dans l’agression, ils feront obligatoirement l’objet d’une euthanasie par les autorités.