Un deuxième détenu blessé au pic artisanal à Fond Sarrail

Par • Mis à jour le 05/11/2019 - 17:26

En l'espace de quelques heures à Fond Sarrail, c'est la deuxième agression sur un détenu. Cette fois, vers 13h50, c'est un jeune homme de 24 ans qui a été blessé au thorax. Le jeune homme a eu un poumon perforé. Il a été évacué vers le CHU conscient. Ce matin, un autre détenu avait déjà été agressé.

    Un deuxième détenu blessé au pic artisanal à Fond Sarrail

Vers 13h50, une nouvelle agression sur un détenu s'est produite à Fond Sarrail. Cette fois, un jeune homme de 24 ans a été blessé au thorax, encore une fois avec un pic artisanal. 

"Il a pris plusieurs coups de pic cette fois et il a eu le poumon perforé", confie un surveillant de la prison de Baie-Mahault. Cette agression est la deuxième de la journée . Le détenu agressé a été hospitalisé. Il était conscient et transporté en urgence relative. C'est la deuxième agression de la journée. Vers 10h, un jeune homme de 23 ans, agressé lui aussi au pic artisanal, alors qu'il était sous la douche, a été évacué en urgence absolue. Lui aussi a eu un poumon perforé. Depuis, le jeune homme agressé ce matin va mieux, puisqu'il a été admis en chambre carcéral au CHU. 

Un lien entre les deux agressions? 

A ce stade, impossible de l'affirmer. D'autant plus que les deux agressions n'ont pas eu lieu dans le même bâtiment. Celle de ce matin (7h50) s'est produite dans le quartier de la maison d'arrêt où les détenus en attente de procès ou condamnés à de courtes peines sont gardés. Alors que celle de cet après-midi s'est produite au centre de détention où les détenus déjà condamnés et qui attendent leur transfert vers l'hexagone sont concentrés. Selon Eric Pétilaire, secrétaire départemental CGT-Pénitentiaire, il n'y aurait pas de lien entre les deux agressions. 

Pic artisanal 

Selon les surveillants, il est très simple pour les détenus de se fabriquer des pics artisanaux "avec n'importe quoi". Des brosses à dents grattés sur le sol afin d'être aiguisées peuvent servir d'armes. Même la tige d'un ventilateur peut servir d'armes par destination. Sans compter les "projections" d'armes, par dessus les barrières de sécurité, qui interviennent régulièrement au centre pénitentiaire.