"Voyey.com" ou comment faire venir des colis

Par • Mis à jour le 05/06/2019 - 10:52

Le service Voyey.com, implanté à la Maison de l’entreprise innovante de la Cité Descartes, met en relation des clients ultramarins avec des voyageurs pour expédier des biens de l’autre côté de l’océan. Une entreprise familiale conçue par trois guadeloupéens habitants Champs-sur-Marne. Un service collaboratif d’expédition vers les Antilles qui se développe de plus en plus.

    "Voyey.com" ou comment faire venir des colis

Comme l'indique le Parisien dans son édition du jour, d’un côté, il existe des clients aux Antilles qui postent leurs commandes. De l’autre, des voyageurs en partance de la métropole enregistrent leur trajet et le volume disponible dans leur bagage. Au-delà de la simple mise en relation, Voyey.com se charge de la préparation du colis et de le déposer à l’aéroport. Parvenu à destination, un agent va le livrer n’importe où en Guadeloupe.

Faire diminuer les coûts

Créé par 3 frères guadeloupéens, Voyey.com est le premier projet à émerger de la société 10A Consulting, hébergée à la Maison de l’entreprise innovante de la Cité Descartes. Il se revendique « inédit », « deux fois moins cher que la concurrence » et « plus rapide ». L’objectif est de réduire le coût et le délai de l’expédition. Pour l’acheteur, le tarif est dégressif, à partir de 18 euros le premier kilo. Pour le transporteur, la récompense s’élève à 8 euros par kilo. Cela permet de rembourser 80 % de ses frais d’avion. Pour une valise complète de 23 kilos, le voyageur empoche donc 368 euros l’aller-retour.

Une entreprise familiale en plein développement

Depuis le lancement de Voyey en avril, 150 colis ont été préparés au rythme d'une dizaine par jour. Un algorithme permet de grouper de dix à quinze commandes dans un même colis. Un service d’appel gratuit a été mis en place pour les urgences de moins de 500 grammes : papiers administratifs, clés, carte identité ou médicaments. "Nous voulons être prêts pour les soldes et étendre d’ici l’été notre service à la Martinique, la Guyane et la Réunion" a expliqué l'un des responsable Malik Disa. "Nous comptons le développer pour le 1,2 million d’Antillais en métropole".