Affaire Grand Sud Caraibe : le procès renvoyé au mois de septembre

Par 09/03/2021 - 16:02 • Mis à jour le 09/03/2021 - 16:00

Ce mardi matin, les avocats sont, de nouveau, montés au créneau pour, cette fois, obtenir gain de cause. Si les arguments médicaux, de convocations et de représentations avaient été rejetés ce lundi par le Tribunal Correctionnel de Basse-Terre, ce mardi ce même Tribunal a dû céder face aux arguments de sécurité sanitaire défendus par les avocats et appuyés par le Procureur de la République représentant le Ministère Public, Xavier Sicot.

    Affaire Grand Sud Caraibe : le procès renvoyé au mois de septembre

Il faudra finalement attendre le 27 septembre prochain pour voir se tenir, réellement, le procès des 15 prévenus du dossier de la Communauté d'Agglomération Grand Sud Caraïbe. Ce mardi matin, les avocats sont, de nouveau, montés au créneau pour, cette fois, obtenir gain de cause. Si les arguments médicaux, de convocations et de représentations avaient été rejetés ce lundi par le Tribunal Correctionnel de Basse-Terre, ce mardi ce même Tribunal a dû céder face aux arguments de sécurité sanitaire défendus par les avocats et appuyés par le Procureur de la République représentant le Ministère Public, Xavier Sicot.

Du côté des avocats, deux d'entre eux, notamment, ont soulevé cette difficulté de pouvoir respecter les recommandations sanitaires, Maître Christophe Semper et Maître Babacar Diallo. 

 

Pour l'ensemble des avocats présents à ce procès, les conditions pour une bonne justice n'étaient pas réunies à cette audience qui s'est ouverte ce lundi dans un climat de tension . L'affrontement entamé ce lundi et poursuivi ce mardi matin allait conduire à un fiasco. Il y avait trop d'absences pour que la sérénité et l'équité qui prévalent soient respectées. L'épidémie de COVID 19 a été l'argument de poids déployé par la défense pour convaincre le tribunal qui a conclu à un renvoi de l'affaire au 27 septembre. Un délai de 6 mois, le temps pour les malades de se soigner et de guérir. Celui, aussi, de permettre à tous les avocats d'être effectivement présents et celui, enfin, de retrouver ceux pour lesquels on n'avait pas réussi à valider une adresse fiable.

Tout le monde l'a reconnu durant ces deux demi-journées d'audience : la présence de tous doit être recherchée pour juger ce dossier en toute transparence. Il reste que certaines cicatrices se sont ouvertes durant ces deux séances. Des traces qui pourraient donner le ton sur l’ambiance de ce procès où un certain nombre d'animosités et de rancœur pourraient s’exprimer.

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