Affaire des crèches Gabali : des relaxes et des peines de prison

Par 09/03/2021 - 09:56 • Mis à jour le 09/03/2021 - 09:54

Le délibéré concernant l'affaire dite des crèches Gabali a été rendu ce mardi matin au tribunal correctionnel. Les membres de cette famille étaient poursuivis pour des faits présumés de détournement de fonds public, recel et non convocation du commissaire aux comptes. Deux des 4 frères ont été relaxés, les deux autres ont été reconnus coupables par les juges, et condamnés à des peines de 12 mois sursis et 24 mois dont 12 sursis, avec une confiscation à hauteur de 150.000€ et 800.000€ en attendant le procès sur intérêts civils.

    Affaire des crèches Gabali : des relaxes et des peines de prison
crèche illustration

L'audience s'était tenue en décembre dernier devant le tribunal correctionnel. Parmi les parties civiles, des organismes délivrant les subventions tout comme certaines communes notamment le Gosier, évoquant leur préjudice. Un montant d'environ 14 millions d’euros pour la CAF, 1,6 million pour la ville du Moule, etc... Les structures concernées par ce dossier étaient "Bambinous Palace" à la Jaille, "Enfance & Bonheur" au Moule et "Culture d'Enfance" au Gosier. Des renvois sur intérêt civil avaient été formulés afin de mieux calculer les sommes, demande acceptée ce mardi puisqu'une nouvelle audience concernant les questions financières est prévue le 6 décembre 2021. Rappelons que l'UGTG s'était également constituée partie civile, le syndicat a été accueilli dans sa requête. 

A l'époque, le procureur avait demandé pour les frères Gabali des peines de 12 mois et 18 mois avec sursis pour deux des frères, aujourd'hui relaxés. 24 mois avec sursis pour Luc et 4 ans dont 30 mois fermes pour Marc. Ces deux derniers ont respectivement écopé de 12 mois de prison avec sursis probatoire et 24 mois de prison dont la moitié avec sursis probatoire pour Marc. Ces deniers ont aussi interdiction de gérer pendant 2 ans et obligation d'indemniser les victimes. Quant à la la mère, Ghislaine Amabit, il avait été requis 3 ans avec sursis mais les juges ont estimé qu'il fallait une expertise psychiatrique avant de dire droit. 

A l'issue du jugement, les avocats de la défense n'ont pas voulu réagir. Du côté des parties civiles, écoutez Maître Myriam Massengo-Lacavé : 

 

 

 

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