Agression d'un surveillant de prison : le juge demande plus de preuves

Par • Mis à jour le 11/04/2019 - 06:37

Un jeune détenu de Fond Sarail était présenté en comparution immédiate ce mercredi, poursuivi pour des violences et insultes sur un agent pénitentiaire commises le week-end dernier. Le surveillant a depuis une côte fracturée. Mais faute d’éléments tangibles et dans le doute, les juges ont demandé des investigations complémentaires, avant de prendre toute décision.

    Agression d'un surveillant de prison : le juge demande plus de preuves

Le détenu originaire de Saint-Martin et incarcéré depuis 2 ans et demi, n’avait aucun contentieux avec le surveillant en question. Samedi dernier, voulant récupérer une bouteille d’huile, il avait demandé à l’agent déjà occupé avec d’autres, de lui ramener, mais le ton serait monté entre les deux hommes, « il m’a traité de vermine en premier j’ai donc simplement répondu » a affirmé le prévenu de 25 ans « mais en aucun cas je ne l’ai touché, c’est lui qui m’a lancé un coup de pied, il a glissé et est tombé tout seul» a-t-il ajouté. La victime souffre aujourd'hui d'une fracture de la septième côte.

Chute ou coup de poing ? 

Pour la partie civile, ce serait le détenu Juan Minalla qui aurait porté un coup de poing au thorax. Des clichés ont pu être extraits pour l’audience, mais on n’y voyait pas grand-chose, à cause de l’angle de vue. La vidéo entière n’a pas pu être fournie, suite à un "problème technique". Le prévenu a reconnu les insultes et des menaces qui pour lui n’en étaient pas vraiment mais pas l’agression physique, il n’avait aucun intérêt à le faire car libérable bientôt. Il travaille et se forme en prison justement pour préparer sa sortie.

Il faut plus d'éléments pour juger 

Ne pouvant opter pour une condamnation ou une relaxe, la présidente du tribunal a donc invité le parquet à mieux se pourvoir, s’il le faut avec une ouverture d’information, vu le peu de témoins directs auditionnés et surtout l’absence de la fameuse vidéosurveillance. Notez que le mis en cause fait depuis les faits l'objet d'une mesure disciplinaire au sein de l'établissement carcéral de Baie-Mahault.