Deux ans avec sursis requis contre Cédric Cornet

Par • Mis à jour le 07/02/2018 - 01:13

Cédric Cornet sera fixé sur son sort jeudi après-midi. Le tribunal correctionnel a en effet mis sa décision en délibéré, le temps de vérifier les arguments développés par chacune des parties adverses. Poursuivi pour atteinte sexuelle sur une mineure de 13 ans au Gosier en 2013, l’ex conseiller régional risque gros. Le ministère public a requis 2 ans de prison avec sursis assorti d’un suivi socio-judiciaire et d'une inscription sur le fichier des délinquants sexuels, ce qui pourrait mettre un terme à sa carrière politique.

    Deux ans avec sursis requis contre Cédric Cornet

Une audience marathon qui a duré près de 8 heures. C’était parole contre parole, celle de la victime contre celle de Cédric Cornet. Chacune des parties par le biais des avocats, deux de chaque côté, a tenté de soulever des incohérences réciproques. L’ancien conseiller régional s’est, il faut l’avouer, défendu avec beaucoup de maladresse notamment dans ses propos. Usant de métaphores ou citations parfois incompréhensibles. La jeune fille, âgée de 13 ans au moment des faits présumés, a maintenu ses allégations à la barre, devant ses deux parents venus l’accompagner.

Durant une séance de MasterClasse

"On a couché ensemble lors d’une masterclasse chez lui, c’était dans sa chambre". Chose complètement réfutée par le prévenu, qui a parlé de complot visant à le déstabiliser d'un point de vue politique. "Je ne pouvais pas avoir de relation sexuelle à l’époque, car j’avais une maladie vénérienne qui me rendait impuissant" certificat médical à l’appui. Quant à l’adolescente, elle a décrit la scène, les divers échanges virtuels ambigus sur internet entre eux qui ne laissent selon elle planer aucun doute.

Une phase de dépression chez la victime 

Elle serait même allée jusqu’à la tentative de suicide après avoir appris n’être pas la seule femme dans sa vie. Le procureur lui a donné du crédit, parlant d’une enfant amoureuse qui s’est laissée séduire par un homme d’âge mûr. Il a requis 2 années de prison avec sursis et suivi socio-judiciaire, plus inscription sur le fichier national des délinquants sexuels, ce qui compromettrait une vie politique par la suite. La décision a été mise en délibéré à demain jeudi 13h30.