Deux antillais jugés pour le meurtre d'un lamentinois

Par 10/10/2015 - 23:16 • Mis à jour le 10/10/2015 - 23:16

12 ans de réclusion criminelle, c’est la peine retenue par la cour d’Assises de l’Ain, en Rhône-Alpes, à l’encontre de deux antillais. Ils sont accusés du meurtre de Patrice Samart, originaire du Lamentin en 2011.

    Deux antillais jugés pour le meurtre d'un lamentinois
Le corps de Patrice Samart, âgé de 30 ans au moment des faits, a été retrouvé par des pêcheurs, flottant sur le lac neyton, le 5 octobre 2011. La victime, un rappeur guadeloupéen connu sous le nom de Tiparis Izzah, était porté disparu depuis la nuit du 27 au 28 septembre. Tué d’un coup de fusil, son corps a été enroulé dans une bache avant d’être lesté par un parpaing. Patrice Samart, avait un projet d’ouverture de studio d’enregistrement à Villeurbanne, dans la banlieue lyonnaise, avec sa compagne. L’enquête s’oriente donc vers cette dernière Rodéa Tagliamento ainsi que son amant, Sylver Gros-Desormeaux.

Un guet-apens mortel

Ce dernier est un militaire qui assure avoir été "manipulé". Il a avoué avoir commis l'irréparable pour elle. Le mobile, une dette de 90.000 euros qui vaudra à Patrice Samart d'être attiré dans un guet-apens mortel monté par sa compagne. Devant la cour d’Assises de l’Ain, l'avocat général a requis hier vendredi 12 ans de réclusion criminelle contre l'auteur du meurtre et 15 ans contre "l'instigatrice". Finalement, la cour d'Assises a estimé que la commanditaire du meurtre et son bras armé méritaient la même peine : 12 ans de prison chacun.