Deux femmes condamnées pour diffusion de vidéos pédopornographiques

Par 28/10/2020 - 05:00
01/01/2020 - 00:00

Il n’est pas bon de tout partager sur les réseaux sociaux. Souvenez-vous, en mars dernier, une vidéo montrant une scène de viol sur deux enfants à Saint-Domingue avait circulé chez nous sur WhatsApp. Les deux femmes qui avaient relayé ces éléments étaient jugées ce mardi pour "détention et diffusion de contenus pédopornographiques". Elles ont écopé de 6 mois de prison avec sursis et une forte amende.

    Deux femmes condamnées pour diffusion de vidéos pédopornographiques

Une séquence particulièrement obscène, « dégueulasse » selon les mots de la présidente d’audience. On y voyait le viol de deux enfants âgés de 2 et 5 ans par un jeune adulte parlant espagnol. L’auteur de ce crime a depuis été interpellé et jugé en République dominicaine. Mais en Guadeloupe, cette vidéo avait été partagée notamment sur Whatsapp. Le procureur de Pointe-à-Pitre, Patrick Desjardin, avait à l’époque mis en garde les internautes, sur l’illégalité d’une telle diffusion. 

Les deux femmes identifiées les jours suivants le partagent, une saintannaise de 35 ans, marchande ambulante, et une abymienne de 47 ans, aide à domicile,. A la barre, elles ont tenté de minimiser les faits. Elles "ne savaient pas que c’était interdit et n’ont fait que relayer un message". Afin de "retrouver le violeur", a déclaré l’une d’elles. "Pourquoi ne pas avoir dans ce cas averti les forces de l’ordre ?", a questionné la juge. D’autant plus "qu’aucun commentaire de recherche joint à la publication ne corrobore cette explication". La magistrate évoque plutôt un buzz malsain. "Vous avez des enfants et des petits enfants" a-t-elle souligné.

D’autres femmes, notamment une compagne de gendarme, voyant ce post sur des groupes, ont elles pensé à alerter les autorités. Le parquet s’est dit "consterné par une telle attitude", jugée complètement immature. Des scènes de viol impliquant des enfants : il semble logique de ne pas les partager mais plutôt de les signaler au plus vite quand on est adulte. Le parquet a ainsi requis 6 mois de prison assorti du sursis. Le tribunal a suivi en ajoutant une amende de 500€ pour chacune des deux prévenues.

 

 

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