Elle brutalise son conjoint et leur bébé de quelques mois

Par • Mis à jour le 24/10/2019 - 05:00

Il était question de violences intrafamiliales mercredi au tribunal correctionnel. Une femme de 29 ans devait répondre de violences graves sur son conjoint mais aussi sur leur bébé âgé de quelques mois. Des agressions répétées commises ces derniers temps à Sainte-Anne. Souffrant d’une certaine forme d'altération mentale notamment la jalousie, la prévenue à écopé de 3 ans de prison avec sursis et surtout obligation de soins psychologiques.

    Elle brutalise son conjoint et leur bébé de quelques mois

Ensemble depuis 6 ans, rien ne va au sein du couple. Jalouse maladive, elle ne supporte pas d’être délaissée. En plus de reprocher des relations imaginaires à son compagnon, elle jalouse aussi sa propre fille âgée de quelques mois. Ce sont les services sociaux qui ont donné l’alerte après signalements. La mise en cause a pour habitude de violenter son ami, griffures, coups de scie, jets de fer à repasser, de bible, de couteaux… Et quand ce n’est pas lui, c’est le bébé qui prend parfois en pleine tête les objets. Elle a essayé à plusieurs reprises de l’étouffer avec un oreiller, une autre fois elle l’a jeté avec force sur le canapé.

Décrite instable depuis l'enfance 

Enfant déjà, cette mère instable, jalousait ses sœurs, se sentant moins aimée. Aujourd’hui ce sont des bagarres quotidiennes. Elle ne se contrôle pas et est capable du pire. Son conjoint s’occupe du bébé et là est le souci. Elle lui reproche de lui porter trop d’attention. « Pourquoi ton papa t’aime t-il plus que moi » aurait-elle crié en secouant le nourrisson un jour. Pourtant, l’expert n’a pas décelé de pathologie avérée, juste une altération quand le sujet se met en colère.

Les services sociaux ont récupéré le bébé 

Pour la partie civile, les services sociaux en charge désormais, hors de question que l’enfant retourne dans cette famille, il est en danger. Des violences fortes a souligné le Procureur qui a demandé 3 ans de prison assortie du sursis et mise à l’épreuve, avec bien évidemment une obligation de soins psychologiques. Notez pour finir que la prévenue attend un autre bébé, elle est à son cinquième mois de grossesse.

Pour ces cas extrêmes visant des mineurs, ce sont les services sociaux qui sont en charge de les détecter. Maître Noémie Stéphanie Victoire, avocate du Conseil Départemental pour ces affaires :

 

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