Intrusion dans les écoles : des élèves de maternelle étaient présents

Par • Mis à jour le 17/01/2020 - 17:37

Une enquête est diligentée par la Justice après l’irruption d’individus encagoulés dans des écoles. 13 écoles ont été évacuées par mesure de précaution, jeudi. On apprend finalement que des enfants étaient présents lors de l’intrusion.

    Intrusion dans les écoles : des élèves de maternelle étaient présents

On savait que des enseignants et une psychologue étaient présents mais qu’il n’y avait pas d’enfant à l’école Louis Andréa, qui n’assurait pas de service de garderie. On apprend ce vendredi soir par le rectorat qu’il y avait en revanche des enfants présents dans l’école Cora mayeko, jeudi, à Baie-Mahault, lorsque trois individus, dont deux masqués, ont fait irruption entre 7h et 7h30. Il s’agit de trois élèves de maternelle, déposés tôt par leurs parents à la garderie, assurée dans cet établissement.

La Justice diligente une enquête

Une enquête de flagrance pour intrusion dans des établissements scolaires en réunion a été ouverte, confiée par le procureur à la Brigade de Recherche de Pointe-à-Pitre. Une enquête qui ne s’annonçait pas évidente au départ, du fait de l’absence de plaintes, selon nos informations.

La maire de la commune, Hélène Polifonte, a indiqué, ce vendredi après-midi, qu'"une plainte a été déposée" auprès des gendarmes, jeudi soir. Plainte effectivement déposée pour les "dégradations" commises dans les écoles ces derniers jours, selon nos informations, mais nous ne sommes pas en mesure de confirmer que la plainte a aussi été déposée pour les intrusions, à savoir violation de propriété.

Du côté des personnels présents lors de l’intrusion, « aucun n’envisageait de donner suite » indiquait le rectorat vendredi matin ; mais si c’était le cas, ce dernier précise qu’il « apporterait un soutien juridique ».

Selon des témoignages, les individus masqués ont ordonné aux personnels de sortir. Le rectorat indique qu’en plus des deux individus masqués, un troisième aurait agi à visage découvert.

Pour des menaces ou actes d’intimidation sur une personne exerçant une fonction publique ou d’utilité collective, la peine encourue par le code pénal est de 2 ans de prison, et jusqu’à 30 000 euros d’amende. Pour violation de propriété, la peine encourue si les faits sont commis en réunion, est de 3 ans et 45 000 euros d’amende.

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