Le point sur le meurtre de Bertrand Cambier

Par • Mis à jour le 24/01/2019 - 20:24

Après 3 ans d’investigations de la gendarmerie, 5 suspects dont un en fuite font aujourd’hui l’objet d’un renvoi devant la Cour d’Assises pour le braquage et le meurtre en 2016 de Bertrand Cambier, ancien patron de Toyota. Un Guadeloupéen commanditaire et 4 dominiquais.

    Le point sur le meurtre de Bertrand Cambier

Bertrand Cambier avait été agressé puis tué alors qu’il se rendait à la déchèterie pour y jeter ses poubelles. Son corps avait été retrouvé peu de temps après à Morne à l’eau, mortellement touché par balles. 5 suspects font aujourd’hui l’objet d’un renvoi devant la plus haute juridiction pénale, la Cour d’Assises, un procès qui devrait se dérouler avant la fin d’année. Sur les 5 individus identifiés, un guadeloupéen de 59 ans, semble t-il le commanditaire qui organisait les séries de braquages d’automobilistes et 4 hommes de main, des trentenaires d’origine Dominiquaise qui effectuaient la sale besogne.

Un Guadeloupéen commanditaire et 4 exécutants dominiquais 

Ces derniers auraient sur instruction du premier, ciblé le patron de Toyota, qu’ils surveillaient depuis plusieurs jours, pensant que la victime était fortunée. Ce 1er janvier 2016, Bertrand Cambier est agressé à bord de son véhicule 4x4, la suite de la scène aurait été d’une extrême violence, selon une source autorisée. C’est en procédant à des relevé ADN et à des recoupements avec d’autres vols du même type, que des pistes sont exploitées par les experts de la Section de Recherches de la gendarmerie, rompus à ce genre de dossiers complexes.

Le cerveau a été arrêté mais lui n’aurait pas directement participé au meurtre, ses complices en fuite dans leur pays d’origine, ont été cueillis au fil des mois à leur retour sur le territoire Guadeloupéen, notamment après les passages d’ouragans. Le mobile de ce crime tiendrait donc bien à un braquage suivi d'homicide. 4 des mis en cause ont été écroués en Guadeloupe, le cinquième est toujours en fuite sur son île et un mandat d’arrêt est lancé à son encontre.

Xavier Bonhomme, le procureur de la République :