Le porté disparu était en train de séquestrer un particulier

Par • Mis à jour le 28/04/2018 - 06:10

En fin d’année, un jeune homme était signalé porté disparu à Saint-Claude, échappé du centre de Montéran. Puis il était réapparu quelques semaines plus tard. Et bien, l’individu était, avec un complice, jugé ce vendredi devant le tribunal correctionnel pointois. Car il avait durant cette absence, séquestré et violenté un particulier au Lamentin lors d'un braquage. La victime était tombée dans un véritable guet-apens sur internet.

    Le porté disparu était en train de séquestrer un particulier

Souvenez-vous, Michel-Ange Séjor avait disparu fin décembre dernier, échappé de Montéran, les gendarmes avaient lancé un appel à témoins jusqu’à ce qu’il réapparaisse subitement en début d’année. Et bien on en sait un peu plus aujourd’hui. L’individu de 34 ans avait le 29 décembre, préparé une opération un peu spéciale. Il avait par le biais d’un site de rencontres, proposé les services de sa copine à un internaute Lamentinois. Rendez-vous pris, il avait avec un complice débarqué arme à la main, chez la victime.

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La victime ligotée pendant le braquage

L’homme avait été ligoté, bâillonné, les deux malfrats étaient repartis avec un maigre butin. Des violences en réunion qui justifie de 8 jours d’ITT tout de même. En fait, "le braquage n’était pas prévu, c’est simplement que j’ai changé d’avis entre temps et je suis devenu jaloux" a tenté d’expliqué le principal suspect. Lui qui souffre de légers troubles mentaux, mais l’expert qui l’a examiné pour ces faits graves, n’a pas relevé d’irresponsabilité pénale.

Le fruit d'une injustice pour l'avocat

Pour la défense, "il est le fruit de la machine judiciaire" car il faut savoir que ce jeune homme a déjà effectué un séjour en détention provisoire, poursuivi parmi d'autres, dans une affaire d’assassinat, jugé aux Assises en novembre, mais lui avait été acquitté. C’est ce qui l’aurait rendu un peu fou selon son avocat, maître Annick Martial. Le tribunal a condamné Michel-Ange Séjor à 4 ans de prison ferme, son ami qui l’a suivi surtout par peur de représailles, a écopé quant à lui de 2 ans aménageables.