Le temple hindou de Sainte-Anne ne sera pas démoli

Par 09/07/2021 - 19:03 • Mis à jour le 09/07/2021 - 19:02

Le temple hindou de Bois Lomard à Sainte-Anne ne sera pas détruit ! C’est la décision rendue ce vendredi par le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre. Cette affaire avait fait grand bruit ces derniers mois, entraînant des mobilisations populaires mais aussi d'élus. Le propriétaire écope tout de même d’une amende de 2000€ pour sa mauvaise déclaration de construction. Plusieurs avis favorables émanant notamment de la municipalité ont pesé dans la balance.

    Le temple hindou de Sainte-Anne ne sera pas démoli

Le jugement est tombé peu avant 18h ce vendredi. Le propriétaire Tony Vingadassalon écope d’une amende de 2000€ pour sa mauvaise déclaration de construction du temple mais il n’y aura pas de démolition a confirmé la juge. Plusieurs avis favorables ont été versés au dossier notamment au dernier moment. La directrice des affaires juridiques de la ville de Sainte-Anne,  a produit à la surprise générale, même celle du prévenu, une délibération municipale allant dans le sens d’une régularisation de l’édifice religieux.

Ce qui était reproché à la base, c’était la transformation d’un projet de hangar agricole pour des cabris, en temple hindou avec une mauvaise déclaration. Pour cela, le mis en cause a donc été reconnu coupable d’où l’amende. La vice-procureure a indiqué qu’elle attendait un avis plus motivé plutôt qu'un document produit à la dernière minute, elle a aussi insisté pour mettre les choses au clair : « il ne s’agit pas d’un procès contre une religion mais sur le respect des règles de l’urbanisme. Il ne faut pas se tromper de sujet » même s’il existe une plainte d’un couple de voisins, faisant état de nuisances sonores.

« Mon client a mal fait les choses certes, il le reconnait » a indiqué l’avocate de la défense, mais aujourd’hui, il y a plusieurs avis émanant de services et d'autorités et qui sont favorables au maintien de ce temple. Rappelons que ce lieu de culte, selon le propriétaire interrogé à l’audience, existe depuis 1936 et qu’il en existe de nombreux partout en Guadeloupe, a ajouté son conseil.

Maître Leslie César était pour la défense du prévenu, son client a effectivement fauté lors de la déclaration mais elle se dit satisfaite de la décision : 

 

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