Mort de Dominique Lennox : bilan de la 1ère journée d'audience

Par 05/04/2022 - 09:44 • Mis à jour le 05/04/2022 - 09:00

4 hommes sont soupçonnés de l'avoir brutalement agressé après une soirée bien arrosée.

    Mort de Dominique Lennox : bilan de la 1ère journée d'audience

C'est hier, lundi 4 avril, soit trois ans après le décès, qu'a débuté le procès de Dimitri Douglas, Jérémy Tolle, Régis Limier et Allan Bourgeois à la Cour Criminelle Départementale. Ils répondent de faits de violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner et encourent la peine maximale de vingt années de réclusion criminelle.

La première journée d'audience a notamment été consacrée à l'audition du médecin légiste, à la déposition de la directrice d'enquête et à l'évocation de la personnalité des 4 accusés. 

Rappelons que les faits remontent au 29 septembre 2018, à Pointe-à-Pitre. Un homme de 54 ans s'était fait rouer de coups et en décéderait quelque 6 mois plus tard.

S'il subsistait un doute sur la culpabilité des accusés, eu égard au fait que la victime ait rendu l'âme 6 mois après les faits, il a été levé par le médecin légiste en charge de l'autopsie de Dominique Lennox. Pour l'expert médical, il est en effet incontestable que la mort de la victime est due aux nombreux coups qu'elle a reçus à la tête : coups de poings, coups de pied, coups à l'aide d'un morceau de bois, d'un couteau ...

De multiples agressions qui lui ont brisé le plancher et la paroi externe de l'orbite gauche, de même que la paroi antérieure et externe du sinus maxillaire.

Une cause neurologique centrale reste la seule explication possible, et toutes les atteintes cérébrales, et donc le décès lui-même, sont la conséquence directe et exclusive du traumatisme crânien.

L'audience s'est longuement attardée sur ce diagnostic. Il est vrai que le rapport du médecin est capital dans cette affaire et traduit la violence des actes perpétrés sur un homme à terre qui aurait supplié ses bourreaux de ne pas le tuer.

Lors de l'instruction, les 4 accusés ont reconnu les faits même s'ils ont cherché à atténuer leur responsabilité et exprimé des regrets pour leurs gestes, 3 ans après. Le procès doit durer 4 jours, soit jusqu'au jeudi 7 avril.

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