Quatre hommes jugés pour homicide, mais sans corps

Par Pierre Emmanuel avec Olivia Losbar 11/01/2021 - 10:01
01/01/2020 - 00:00
Guadeloupe

Une semaine, c'est le délai que s'accorde la cour d'assises pour juger l'affaire qui s'ouvre ce lundi matin et qui met en cause 4 individus accusés d'enlèvement, séquestration ou détention arbitraire suivi de mort commis en bande organisée. Des faits qui se sont déroulés le 9 mars 2017 à Pointe-à-Pitre. Les 4 hommes, 2 guadeloupéens, 1 dominiquais et 1 dominicain actuellement détenus, ont jusqu'à vendredi pour s'expliquer sur les actes qui leur sont reprochés et qui leur font encourir de lourdes peines s'ils sont reconnus coupables.

    Quatre hommes jugés pour homicide, mais sans corps

Le procès qui s'ouvre ce lundi matin soulève beaucoup de questions et présente un certain nombre d'énigmes. En effet, la Cour d’Assises va évoquer, toute la semaine, un crime dont la victime n’a jamais été retrouvée. Une victime qui aurait été tuée sans qu'aucune preuve n’étaye cette thèse.

Tout partirait, dans la nuit du 8 au 9 mars 2017, à Pointe-à-Pitre, d'un coup de feu tiré par un des 4 accusés venus enlever la victime. Coup de feu qui aurait atteint à l'un des deux genoux, la compagne de l'homme visé alors que le couple se trouvait à l'intérieur de son véhicule. Qu'était-il reproché à David SOMBE, connu pour être, selon certains, un trafiquant notoire de produits stupéfiants ?

La drogue semble en effet être l'élément déclencheur de cette agression suivie d'enlèvement, de séquestration ou détention arbitraire qui aurait finalement aboutit à la mort de cet homme dont on n'a plus entendu parler. A-t-il vraiment été tué ? L'a-t-on fait disparaître d'une autre façon ?

Qui sont les accusés ?

Wilmer RAMON SANTOS, le dominicain de 33 ans; Ori BARON, le dominiquais de 24 ans et les deux guadeloupéens, James LOUIS-JEAN, 35 ans et Edouardo TIBAULT, 37 ans devront répondre des crimes qui leur sont reprochés et pour lesquels, s'ils sont reconnus coupables, ils risquent de purger de lourdes peines de prison.

La compagne de la victime qui avait craint pour sa vie, la nuit des faits mais la soeur et le frère de David SOMBE, tous trois constitués parties civiles, attendent des réponses aux nombreuses questions qu'ils se posent près de 4 ans après la disparition de leur proche.

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