Un pic artisanal pour se défendre en prison

Par • Mis à jour le 30/05/2019 - 06:44

Un jeune détenu était escorté en comparution immédiate mercredi après avoir été interpellé en possession d’une arme artisanale, à Fond Sarail il y a quelques semaines. Alors qu’il était libérable en octobre prochain, il a écopé de 4 mois de prison supplémentaire. L’individu a expliqué avoir caché un pic pour se défendre face à la violence quotidienne en prison.

    Un pic artisanal pour se défendre en prison

Une fois de plus n’est pas coutume, le jeune homme de 28 ans devait répondre d’un port d’arme en milieu carcéral. Alors qu’il revenait de son affectation aux tâches en tant qu’auxiliaire, Maurice Clément avait été intercepté lors des contrôles au retour. En effet le portique de sécurité a sonné sur son passage, en le faisant passer plusieurs fois, les surveillants se sont rendus compte qu’il dissimulait un objet sur lui. Emmené à l’écart, le détenu a finalement remis un pic artisanal caché dans son slip, immédiatement récupéré par l’administration pénitentiaire.

Une question de survie 

Le détenu devait être jugé à une première audience, mais l’affaire avait été renvoyée faute d’extraction possible, justement à cause de la mobilisation des agents qui dénonçaient des agressions sur deux de leurs collègues. A la barre hier, le mis en cause a expliqué qu’il disposait d’une telle arme pour faire face aux attaques en prison, selon lui, il y a des faits de violences chaque jour. Il tente juste de se prémunir.

Un bon samaritain ?

L’intéressé a d’ailleurs expliqué avoir déjà eu à aider un agent lors d’une bagarre, allégation invérifiable puisqu’il n’existe aucune trace de cette histoire dans les archives. Le "bon samaritain" a certifié qu’il n’a aucune mauvaise intention, il essaye de survivre comme il peut. Le tribunal a condamné à 4 mois de prison supplémentaire comme requis par le ministère public.