Une association d'insertion poursuivie pour escroquerie

Par • Mis à jour le 14/01/2017 - 15:41

La responsable d'une association et deux complices présumés poursuivis pour escroquerie, abus de confiance et travail dissimulé dans le nord Grande-Terre. Les faits remonteraient à il y a 6 ans et viennent d'être appelés au tribunal correctionnel. C'est une plainte déposée par Pôle Emploi qui a permis aux enquêteurs d'engager des investigations. L'entité était en charge de l'insertion des jeunes grâce à des aides publiques sauf que l'argent n'aurait pas été utilisé à ces fins. Un préjudice financier portant sur plusieurs centaines de milliers d'euros. La décision a été mise en délibéré au 16 février prochain.

    Une association d'insertion poursuivie pour escroquerie
Plusieurs centaines de milliers d’euros encaissés mais qui n’auraient pas profité aux bénéficiaires de cette association du nord Grande-Terre chargée d’insérer et de former les jeunes. Sa gérante et deux complices étaient convoqués pour ces faits présumés commis entre 2008 et 2011. La technique était simple, obtenir un agrément officiel, se faire verser des aides de l’état par le biais de l’Agefos, Pôle Emploi ou encore le Fond Départemental d'Insertion mais après enquête, il s’avère que rien n’aurait été utilisé correctement, l’argent aurait été réinjecté dans des structures commerciales privées, pire, la main d’œuvre aurait même été utilisée à des fins personnelles comme pour tondre la pelouse ou aller chercher les enfants à l’école.

Enrichissement personnel ?

Un des exemples, 27 contrats signés, pour 441.000€ de subventions. L’association avait pour objectif de lutter contre le chômage, en tout cas, c’est ce que les statuts prévoyaient. Des documents tels que fiches de paie auraient été falsifiés afin de couvrir la manœuvre. Le but était d’obtenir le maximum des organismes. La responsable âgée de 51 ans, s’est défendue à la barre. Il y a certes eu des "maladresses administratives ou comptables mais aucune escroquerie. Tous les stagiaires ont été en quelque sorte insérés". Le parquet a requis 2 ans dont 1 ferme pour les principaux mis en cause, 2 ans avec sursis pour l’époux lui aussi poursuivi. Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 16 février prochain.