Viol en série : Un procès médiatique pour Frantz Dupuits qui plaide non coupable

Par • Mis à jour le 13/10/2015 - 18:29

Dans l’affaire Frantz Dupuits, les faits de viols présumés sont graves et impliquent plusieurs parties civiles. Un procès à huis clos était, de ce fait, attendu. Mais, les victimes ainsi que la défense ont chacune leurs propres raisons afin que ces audiences se tiennent en public.

    Viol en série : Un procès médiatique pour Frantz Dupuits qui plaide non coupable
Lundi 12 octobre, à la cour d’assises de Basse-Terre, Frantz Dupuits a nié toutes les accusations de viols formulées à son encontre. Et ce, en dépit des traces de son ADN retrouvées chez deux de ses victimes. De plus, l’homme a été soutenu par son épouse. Lundi, elle est venue témoigner sa faveur. Selon le quotidien France-Antilles, elle serait en tous points convaincue de l'innocence de son mari. Et assure que compte tenu de son état de santé, Frantz Dupuits serait incapable de commettre de tels actes.

Ce procès qui réunissait tous les critères pour se tenir à huis-clos, s’est déroulé en public et en présence des médias. Un choix volontaire des parties civiles."Nous avons changé d’époque. Premièrement, il est important que chacun sache que le viol est un outrage fait aux femmes. Mais, également à l’ensemble de la société (…) Deuxièmement, il est important que l’auteur (présumé) de ce crime ne puisse pas se cacher derrière la restriction des débats", a indiqué maître Jean-Marc Ferly, l’avocat des parties civiles.

Rendre public ses débats aurait également une importance dans la défense de Frantz Dupuits. Cela contribuerait à démontrer l’innocence de l’accusé, a indiqué son avocat Claude Christon : "Un procès est par essence public puisqu’il a aussi une vertu pédagogique (…) Des choses vont être dites, les gens vont entendre ce qui est bon, ce qui est moins bon. Ils sauront qu’il n’y pas d’évidence dans un procès. Il n’y a pas qu’une vérité, nous allons distiller la notre".

Entre 2003 et 2010, Frantz Dupuits auraient commis 5 viols à Saint-François. L’homme avait été condamné en première instance à 13 années de réclusions criminelles. Après avoir fait appel, il est rejugé à la cour d’assises de Basse-Terre depuis lundi.