Viols, drogue et zoophilie aux assises de Basse-Terre

Par • Mis à jour le 06/02/2018 - 15:55

Au deuxième jour du procès aux assises de Basse-Terre pour viols de Gino BELAIR, on évoque les faits survenus le 27 février 2016. L'accusé s'exprime sur ses relations tumultueuses avec son ex petite amie qui ont conduit celle ci à déposer plainte contre lui, moins de deux mois après l'avoir rencontré. Un récit troublant d'un individu troublé, voir même perturbé, avec des évocations teintées d'incohérences.

    Viols, drogue et zoophilie aux assises de Basse-Terre

Il ne faut pas être pudique ces dernières heures pour écouter le récit de l'accusé aux assises. Un individu, qui avoue que sa relation avec la victime n'était que sexuelle. Aucun sentiment ni ce n'est, ce sont ces termes, "prendre du plaisir, prendre son pied". Un plaisir qui ne se limite pas au sexe, mais qui s'étend à la consommation de boissons alcoolisées et de produits stupéfiants.Un cocktail qui aboutit à des échanges musclés et qui dégénère à cause de photos intimes prises et installées sur un téléphone. Le sexe qui se transforme en images pornographiques. Tout cela en l'espace d'un mois de relations troublantes et troublées où la jalousie s'invite par rapport à d'autres fréquentations soupçonnées de part et d'autres. Les termes sont crûs, teintés par moment de vulgarité, significatif d'une certaine désinvolture, avec un accusé qui trouve normal et naturel le comportement d'apparence violente qui lui est reproché.

Difficile à croire

Il y a aussi, cet épisode de la présence du chien de l'accusé lors de ses ébats avec la victime. Un animal associé au comportement jugé bestial par une victime qui dans son récit lu à l'audience affirme que l'accusé lui aurait annoncée alors qu'elle était dans un état second que le chien de celui ci aurait été également acteur de leurs relations. Les propos de l'accusé ne laissent pas indifférents les jurés qui ont du mal à garder leur flegme. Ils sont partagés entre l'irritation et le ridicule.

Verdict attendu ce soir

Des propos parfois incohérents et décousus qui rappellent que celui qui s'exprime a déjà effectué 2 séjours en milieu psychiatrique. Un état qui nécessitera probablement, en cas de voie de condamnation, un suivi socio judiciaire assorti de soins car manifestement celui qui se confie depuis une heure maintenant est loin d'être totalement sain d'esprit et de posséder l'intégralité de ses facultés mentales.

Cet après-midi, place d'abord à la plaidoirie de la partie civile puis aux réquisitions de l'avocat général avant la plaidoirie de la défense puis un délibéré pour un verdict attendu dans la soirée.