A la barre, un prévenu livre une autre version des faits

Par • Mis à jour le 27/09/2016 - 18:35

Deux prévenus ont été reconnus coupable d'un vol en réunion avec violence, lundi 26 septembre 2016, au palais de justice de Pointe-à-Pitre. Des faits qui ont eu lieu début septembre dans une superette au Moule. L'un des deux prévenus avait déjà donné quelques points sur le déroulement de l'affaire. Mais au tribunal, il a livré une tout autre version.

    A la barre, un prévenu livre une autre version des faits
Debut septembre, sous la contrainte d'un couteau, deux individus ont dérobé la caisse de 662 euros d'une supérette au Moule. L'enseigne étant équipée de caméras de surveillance, l'un d'eux a pu être rapidement identifié et interpellé. Son nom : Hebert Tevarayien, 27 ans.

Auparavant, l'homme avait expliqué avoir commis cet acte avec un dénommé "Toxique" alias Kévin Thomas, 31 ans. D'ailleurs, lors des perquisitions réalisées chez ce dernier, un tee-shirt bleu, vu sur les vidéos a été retrouvé.

Mais lundi 26 septembre 2016, au tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre, Herbert Tevarayien a présenté une tout autre version des faits.

"J'étais bien dans le supermarché, mais, pas avec Thomas. j'ai rencontré un gas qui m'a demandé de faire un braquage avec lui", a-t-il prétendu.

Le procureur de la République s'est alors chargé de faire remarquer que ces deux prévenus prenaient les membres du tribunal pour des "imbéciles". Il a également souligné que les vols à main armée étaient désormais quotidiens dans notre archipel. "C'est une plaie", a-t-il lâché.

Le ministère public qui a demandé des peines de deux ans d'emprisonnement dont six mois avec sursis et un maintien en détention. Dans leurs plaidoiries, les avocates des prévenus ont, elles, sollicité la clémence du tribunal.

Celle de Kévin Thomas, a fait valoir qu'un seul tee-shirt ne pouvait pas être la preuve de la culpabilité de son client, ajoutant que celui-ci a toujours assuré qu'il n'était pas impliqué dans cette affaire.

Celle d'Herbert Tevarayien a fait valoir qu' il n'y avait pas eu de violence, que le jeune homme souffrait d'un traumatisme crânien depuis sa plus tendre enfance. Des séquelles survenues après un accident de voiture. Ce qui serait incompatible avec la détention.

Toutefois, les trois juges sont restés fermes. Après avoir délibéré, ils ont décidé de maintenir les deux hommes en détention. Les prévenus ont donc écopé d'un an et demi d'emprisonnement.

Il a également été prononcé à leur encontre l'interdiction de détenir une arme pendant 5 ans. Les prévenus devront verser 1000 euros de préjudice moral à leurs victimes.