Emmanuel Macron : un dispositif digne des films d'action

Par • Mis à jour le 29/09/2018 - 09:26

Les dessous hautement-sécuritaire du programme de visite du Président de la République. Vendredi après-midi, suite à l’accident d’un semi-remorque à Arnouville, alors qu’Emmanuel Macron devait se rendre à Goyave, la scène s'est transformée en un scénario digne d’un film d’espionnage.

    Emmanuel Macron : un dispositif digne des films d'action

Vers 14h, dans la descente de la Rocade, après la bifurcation vers Daubin, alors qu’il pleut fortement, un conducteur de semi-remorque perd le contrôle. Le camion se retrouve en travers, paralysant les deux voies de circulation. Un gigantesque embouteillage s’en suit alors qu’un nombre imposant de gendarmes se rend sur les lieux, et dévie en amont le flux d’automobilistes.

Accident d'un poids lourd

Jusque là, rien de bien particulier. Sauf que, deux heures plus tard, Emmanuel Macron est attendu à Goyave pour présenter la gestion des afflux maritimes d’algues sargasses. Et c’est alors que le scénario est digne des meilleurs films d’espionnage. Concrétisant un dispositif impressionnant de sécurité à la hauteur du Chef-de l’Etat. On imagine que les autorités suspectent immédiatement un possible « attentat ».

Un convoi leurre

Arrivant par Convenance à Baie-Mahault, une dizaines de fourgons de la gendarmerie se rend, en trombe, vers Arnouville. Circulant sur la voie de gauche, manquant de justesse de percuter notre véhicule de reportage. Quelques minutes seulement plus tard, arrive, toutes sirènes hurlantes, le convoi présidentiel. Il s’agit d’un leurre. Le chef de l'Etat n’est pas à l’intérieur. C’est un convoi de diversion.

Un dispositif bien rodé

Pendant ce temps, le Président prolonge sa réunion à Audacia. Et ce n’est finalement que vers 17h20 soit plus d'une heure plus tard qu'il arrive sur les lieux du rendez-vous. C’est dans ces moments là que l’on peut réellement mesurer l’ampleur du dispositif autour d’un voyage présidentiel.