La gestion financière de Sainte-Rose jugée "accablante" !

Par 12/02/2016 - 15:15 • Mis à jour le 12/02/2016 - 15:15

La Chambre Régionale des Comptes épingle la gestion financière de la ville de Sainte-Rose entre 2009 et 2014. A en croire, Claudine Bajazet, la maire de la ville plusieurs dispositions ont été prises en amont pour pallier les différents déficits.

    La gestion financière de Sainte-Rose jugée "accablante" !
Quatre-vingt pages dûment rédigées par la Chambre Régionale des Comptes (CRC) dressent un bilan peu glorieux de la gestion de la ville de Sainte-Rose. Au conseil municipal, le jeudi 11 février 2016, les mots du rapporteur de la CRC ont, d'ailleurs, été beaucoup plus sévères. Il parle d'un bilan "accablant".

Et pour cause, sa structure a pointé du doigt un endettement croissant de la ville de Sainte-Rose, des anomalies de comptabilités, une augmentation des frais de personnel de 33% entre les années 2009 et 2014. La question du temps de travail a été également mise en lumière.

Sur ce point, la CRC n'a pas manqué de relever que les employés disposaient d'un quota horaire de 34 heures au lieu de 35 heures par semaine, la durée légale du temps travail. Elle a aussi fiché une augmentation des crédits des festivités. Sur la période 2009-2016, ces derniers ont doublé. Ils sont passés de 272 000€ à 503 000€.

Les impôts, l'épée de Damoclès

La municipalité de Claudine Bajazet devra réagir rapidement. Elle a maintenant une épée de Damoclès au-dessus de la tête. La CRC l'exhorte à retrouver un équilibre, sous peine d'augmenter les impôts. Plusieurs recommandations ont donc été faites à la ville en ce sens. La majorité sainte-rosienne s'est alors aussitôt alignée sur ces dernières et s'est dite prête à les suivre. Sur les ondes de RCI Guadeloupe, Claudine Bajazet a fait entendre sa volonté de redresser la situation :

"Nous devons trouver un certain nombre de solutions pour pallier aux déficits. Nous avons déjà anticipé. Nous avons revalorisé la situation du personnel sur quatre ans".

En outre, de nombreuses défaillances de la régie des eaux sont ressorties du rapport de la Chambre Régional des Comptes (CRC). Selon Claudine Bajazet, des investissements de 3 à 4 M € ont été réalisés sur les différents réseaux. La commune veut coûte que coûte respecter le schéma de l'eau défini jusqu'à l'année 2030.