La visite de Victorin Lurel au centre pénitentiaire de Baie-Mahault

Par • Mis à jour le 14/08/2015 - 23:56

Une opération de "récupération". C'est ainsi que le syndicat CGT Pénitentiaire qualifie la visite de Victorin Lurel, en compagnie de Boris Carène, au centre pénitentiaire de Baie-Mahault. La présidence régionale a aussi tôt réagi.

    La visite de Victorin Lurel au centre pénitentiaire de Baie-Mahault
La visite de Victorin Lurel au centre pénitentiaire de Baie-Mahault, en compagnie de Boris Carène, n’a pas été du goût du syndicat CGT Pénitentiaire. Une opération qu’il qualifie de "récupération". Selon le syndicat, cela fait des mois qu’il demande une entrevue avec Victorin Lurel, le président du conseil régional afin d’aborder les problématiques liées au centre pénitentiaire, mais en vain. "Je trouve dommage qu’on fasse d’une victoire de la récupération politique. Je trouve dommage que le président du conseil régional vienne à la prison de Baie-Mahault et qu’il ne rencontre pas les syndicats", précise Eric Pétilaire représentant CGT Pénitentiaire, jeudi, sur les ondes de RCI Guadeloupe.

Eric Pétilaire a également jeté un pavé dans la marre lors de son intervention. "Victorin Lurel va uniquement sur des points de chantier agricole dont tout le monde parle. C’est sûr que cela permet à certains détenus de se réinsérer. Mais, aujourd’hui, il y a que huit places alors qu’on a 700 détenus", assure–t-il.

Mais, selon la présidence régionale qui a répondu, jeudi, par voie de communiqué, le chantier d’insertion à vocation agricole n’est qu’un exemple des solutions à mettre en œuvre afin de permettre la réinsertion des jeunes détenus.

Le conseil régional a également réagi sur les "accusations de récupération politique". A en croire la collectivité, à travers cette visite du quartier des mineurs du centre pénitentiaire de Baie-Mahault, il s’agissait de mettre en exergue tout ce qui est déjà mis en œuvre ou en projet avec les autorités judiciaires et les associations pour éviter la récidive et faciliter la réinsertion des détenus.

Depuis le 1er janvier 2015, la collectivité régionale est désormais compétente pour la formation des personnes incarcérées.