Aucun cas recensé de dengue, chikungunya et zika en 2018...pour l’instant

Par 15/06/2018 - 06:46 • Mis à jour le 15/06/2018 - 06:46

Alors que la saison cyclonique a débuté, les risques d’épidémies vont croître avec les pluies et la prolifération possible des moustiques vecteurs de certaines maladies comme la dengue, le chikungunya ou le zika. Si la situation reste très surveillée par la CIRE Antilles-Guyane, grâce à des prélèvements effectués sur des personnes présentant des syndromes grippaux, le discours se veut rassurant en ce mois de juin.

    Aucun cas recensé de dengue, chikungunya et zika en 2018...pour l’instant

« Il n’y a aucun cas confirmé par PCR ou NS1 de dengue depuis 2016, de zika depuis 2017 et de chikungunya depuis l’épidémie » en 2014, indique Lydéric Aubert, épidémiologiste à la CIRE Antilles-Guyane. Cependant, en cas de doute, le spécialiste « encourage vivement les prescripteurs ou les médecins à prescrire » certains types d’examen plutôt que d’autres.

En effet, « plusieurs types de confirmations » existent face à une suspicion clinique d’arbovirose : une sérologie, une recherche d’ADN par la PCR ou la NS1 pour la dengue. Or, la PCR et la NS1 offrent « une certitude beaucoup plus importante que la sérologie », pourtant prescrite le plus souvent. Question « d’habitude » de certains praticiens ou encore de « délais de consultation » dépassés par rapport à la date de début des signes, explique l’épidémiologiste.

Le patient peut en effet être confirmé par PCR « dans les 5 jours qui suivent la fièvre » mais pas plus tard. Or, certains consultent parfois trop tard et se voient prescrire une sérologie. Celle-ci pourrait être efficace si renouvelée à «15 jours d’intervalle, ce qui se fait très peu en pratique », souligne encore M. Aubert.

 

Quel risque aujourd’hui ?

 

Une épidémie de dengue est en cours au Brésil, « avec plus de 30 000 cas », au Venezuela, 2000 cas ont été recensés et quelques « cas importés ou sporadiques» aux îles Caïman et en Jamaïque, mais « pour l’instant il n’y a pas de grand risque » souligne Lydéric Aubert. La menace principale reste l’« importation » via des voyageurs, venant par exemple du Brésil ou de l’ile de la Réunion.

 

Lydéric Aubert, épidémiologiste à la CIRE Antilles-Guyane :