Éducation : la FSU met la pression, l'UNSA et le SPEG dans l'attente

Par • Mis à jour le 19/02/2020 - 17:54

La mission d'inspection générale du Ministère de l'Éducation nationale a rencontré les organisations syndicales ce mercredi au rectorat. L'objectif est d'entendre les demandes de ces professionnels, en vue de les faire remonter au ministre Jean-Michel Blanquer.

    Éducation : la FSU met la pression, l'UNSA et le SPEG dans l'attente

La FSU, l'UNSA, le SPEG, le SNCL et FO ont été reçus ce mercredi par les deux représentants de la mission d'inspection générale du Ministère de l'Éducation nationale. Pas de prise de position ni de promesse, l'objectif est de recueillir les attentes de ces organisations pour les faire remonter au ministère, en vue d'un rapport sur l'académie de Guadeloupe, qui a été largement perturbée par un mouvement social entre janvier et début février.

Écoutés les uns après les autres au rectorat, pendant une heure pour chaque syndicat, les représentants des différentes sections locales ont porté leurs arguments pour repousser les suppressions de poste, mettre en avant les spécificités locales, obtenir des moyens supplémentaires ou encore, en ce qui concerne la FSU, le placement de l'académie en éducation prioritaire.

Sachez que les chefs d'établissements et les fédérations de parents d'élèves ont également été rencontrés la veille.

Menace de grève pour la FSU

La stratégie n'est clairement pas la même dans les organisations syndicales. Principalement mobilisée sur la demande de placement de toute l'académie en éducation prioritaire, la FSU fait le choix de la menace. Il y aura grève le 5 mars si les réponses ne sont pas satisfaisantes. Un rapport de force assumé par Eddy Segur, co-secrétaire académique, "car c'est le rapport de force qui a permis d'avancer et d'obtenir cela. Nous sommes au milieu du gué, il faut continuer", indique ce dernier. 

Du côté de l'UNSA, on attend surtout des réponses au sujet d'un moratoire de cinq ans sur les suppressions de poste et Gustave Byram, son secrétaire général n'appelle pas à la grève, pour l'instant. Idem pour le SPEG de Marie-Emile Mirval, car là aussi la tactique est de négocier et d'attendre le rapport ministériel avant d'envisager autre chose. "Faire grève ne doit pas être une menace, on fait grève pour se battre pour quelque chose. Je ne suis pas pessimiste, je crois que nous avons su faire entendre nos besoins", précise-t-il.

Le rapport du ministère devrait arriver avant la fin des vacances scolaires, peut-être même dès le milieu de semaine prochaine.

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