Le conflit à Canal+Antilles Guyane s'enlise

Par 04/04/2016 - 21:56 • Mis à jour le 04/04/2016 - 21:56

La tension est montée d'un cran, ce lundi 4 avril 2016, dans le conflit de Canal+ Antilles Guyane. Les membres de l'UTT-UGTG en grève depuis plus d'un mois ont été opposés aux forces de l'ordre au siège à Baie-Mahault. Un face à face tendu puisque le personnel non-gréviste a pu difficilement regagner son poste de travail.

    Le conflit à Canal+Antilles Guyane s'enlise
Dans le conflit Canal+ Antilles Guyane, les forces de l'ordre ont pris place, ce lundi 4 avril 2016, à Moudong (Baie-Mahault) pour un face à face avec les employés affiliés à l'organisation syndicale UTT-UGTG.

Cette situation conflictuelle s'est traduite par quelques bousculades. En outre,les salariés non-grévistes ont pu difficilement rejoindre leurs lieux de travail. Ce lundi, ils ont même dénoncé des menaces.

" J'ai des collègues qui ont reçu des sms d'intimidations (...) On a été insulté chaque jours que l'on est sorti d'ici", a indiqué une employée non-gréviste, ce lundi 4 avril 2016, sur les ondes de RCI Guadeloupe.

Du côté de l'UGTG ont dit déplorer cette montée de tension enduite par la présence des forces de l'ordre. Le syndicat dit vouloir une "proposition concrète" de la part de la direction pour sortir de ce conflit. Les négociations bloquent sur l'une des questions essentielles de cette grève, le licenciement d'une salariée.

"Nou ni on dirèksyon ki pa ka pliyé malgré le fè kè nou démontré kè i pani pon rézon kè yo lisansyé salaryé-la" , assuré une représente de l'UGTG.

Selon la direction de Canal + Antilles-Guyane, jeudi 31 mars et vendredi 1er avril, elle avait trouvé un accord avec l'UTT-UGTG sur 4 des 5 points de la plate-forme présentées dans son préavis du 2 mars. Mais, le syndicat aurait rompu le processus de médiation animé par l'inspection du travail.

Quant à la présence des forces de l'ordre, la direction de Canal+ l'explique par deux ordonnances rendues pour assurer la sécurité des salariés et l'accès du site de Moudong.