Mobilité réduite : la crainte des transporteurs spécialisés

Par 18/11/2020 - 05:00
01/01/2020 - 00:00

Les transporteurs de personnes à mobilité réduite en Guadeloupe sont « inquiets » quant à l’évolution possible de leur statut et la forme que celle-ci pourrait prendre. Une réunion est prévue ce mercredi avec la CGSS pour « clarifier la situation ».

    Mobilité réduite : la crainte des transporteurs spécialisés
Prescrits par les médecins, les hôpitaux, et spécialistes dans le cadre de la prise en charge d’une affection de longue durée, les transporteurs de personnes à mobilité réduite emmènent les patients chez le kinésithérapeute ou chez un spécialiste par exemple. Ces sociétés qui transportent « 2300 personnes quotidiennement » ont été créées il y a une vingtaine d’années « par la sécurité sociale pour répondre à un pic de la demande de transport sanitaire », explique Andy Bellaire, président du syndicat des employeurs de TPM, transporteurs de personnes à mobilité réduite de Guadeloupe. Avec des « véhicules Berline[...] nous transportons des gens en dialyse, chimiothérapie, ortho, en consultation chez un médecin », précise-t-il », avec une spécialité, transporter des gens en fauteuil roulant sans qu’ils aient à descendre de leur chaise », grâce à un équipement adapté dans le véhicule. Des conventions locales ont ainsi été conclues entre ces transporteurs privés et la CGSS, qui les règle directement grâce à la mise en place d’un tiers payant. Or, ces transporteurs « souhaitent légitimer leur existence qui repose sur une convention vielle de 20 ans dite temporaire et transitoire dans l’attente d'une habilitation législative », explique Andy Bellaire dans un communiqué, diffusé mardi. « Par ailleurs, elles ne disposent d'aucune marge de manœuvre notamment en termes d’évolutions tarifaire à l’instar des taxis ou des ambulanciers dont la rémunération est, à minima indexée chaque année sur le coût de la vie », explique encore le professionnel qui déplore qu’ « un amendement visant légitimer la profession a essuyé très récemment deux refus respectivement de l’assemblé nationale et du Sénat ». « Le motif du refus a été motivé par une hypothétique négociation entre la caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et notre syndicat », explique le président du syndicat qui craint « la fin de la profession ». Afin de « clarifier la situation », le syndicat doit s’entretenir ce mercredi matin avec un représentant de la CGSS afin « d'expliquer les orientations prises par la caisse nationale d'assurance-maladie quant au devenir des sociétés de TPMR ». Une seconde réunion est d’ores et déjà programmée « le 26 Novembre prochain entre la DEAL, la CCI, la CGSS, la CCM, la DIECCTE et le SETPMR ». « Dans un contexte économique, social et sanitaire complexe, il est inacceptable de détruire ne serait-ce qu’un emploi de cette profession qui a toute sa place dans notre société Guadeloupéenne », souligne enfin le syndicat qui souligne que plus de 300 personnes « vivent de près ou de loin de cette profession ».

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