Cyclisme : après la lutte contre le dopage, celle pour l’environnement ?

Par • Mis à jour le 18/05/2018 - 10:57

Avant de parler de recyclage, de tri sélectif, encore faut-il que le déchet arrive jusqu’à la poubelle. Les incivilités en la matière sont légion. Philibert Moueza, président du comité cycliste, a accepté de répondre sur une problématique propre à son domaine : les jets de bouteilles sur le côté de la route par certains cyclistes durant les courses. Il se dit prêt à agir pour protéger l'environnement.

    Cyclisme : après la lutte contre le dopage, celle pour l’environnement ?

Du plastique par terre... au plastique dans l’assiette

Qui n’a jamais vu une bouteille d’eau sur le bas côté de la route ?  D’où vient-elle ? Où ira-t-elle ?

Cette bouteille va mettre « entre une centaine d’années et jusqu’à 400 ans » à se dégrader, explique Jerry Pélikan, président de l’ONG Earthforce Fight Squad, basée en Guadeloupe .

Ces déchets (bouteilles, emballages de barres chocolatées, autres déchets du quotidien) « restent très rarement au bord de la route et, avec le vent ou la pluie,  finissent dans les cours d’eau et la mer » où, « avec le soleil et le sel, ça va beaucoup plus vite, parfois à peine un an ».

Le plastique « se dégrade en micro particules ingérées par des organismes marins qui rentrent dans la chaine alimentaire et se retrouvent un jour ou l’autre dans notre assiette en mangeant du poisson ou des crustacés », précise encore Jerry Pélikan.

Un exemple : la bouteille d’eau jetée par certains cyclistes

Sur cette question du déchet plastique, Philibert Moueza, président du comité régional cycliste, a accepté de répondre sur une problématique propre à son domaine : les jets de bouteilles sur le côté de la route par certains cyclistes durant des courses. Il évoque une prise de conscience de la discipline et des efforts à mener pour mieux protéger l’environnement. « Nous allons accentuer ce travail », explique-t-il : « depuis 2013 nous avons accentué contre le dopage, mais maintenant reste à continuer sur l’environnement ».

Philibert Moueza, président du comité régional cycliste :