Emmené par sa mère, Noah a eu 10 ans, toujours loin de sa famille paternelle

Par 01/08/2018 - 17:30 • Mis à jour le 01/08/2018 - 17:30

Le 1er août devrait être un jour de fête mais depuis 8 ans, la famille Beaugendre le vit douloureusement car loin de l'enfant, fils et petit-fils,qui fête son anniversaire sur un autre continent, sans connaître sa famille paternelle.

    Emmené par sa mère, Noah a eu 10 ans, toujours loin de sa famille paternelle

Noah a 10 ans ce 1er août mais son papa ne peut pas lui souhaiter son anniversaire. William Beaugendre se bat depuis 8 ans pour revoir son fils, emmené par sa mère au Cameroun quand l'enfant n'avait pas encore deux ans.

La justice française a donné raison au père, condamnant la mère pour "soustraction d'enfant". Pour la justice française, William Beaugendre, originaire de Basse-Terre, devrait récupérer la garde de son fils. La mère du petit Noah est inscrite "au fichier Interpol", souligne l'avocate de la famille Beaugendre, Hélène Bessis : "si elle sort du Cameroun, elle peut être arrêtée". Cependant, 8 ans après, rien n'a bougé et l'enfant n'a plus de lien avec son père.

Ce dernier, policier de 34 ans, qui a depuis refait sa vie, espère reprendre contact  : "il me manque on pense tous à lui, on se bat pour lui".

Noah a maintenant des demi-frères qu'il n'a jamais rencontrés.

En décembre 2017, la mère de Noah a repris contact avec son ex-compagnon qui a même pu échanger avec son fils pour la première fois depuis 8 ans. "Ça  été un choc,il a bien grandi, je n'y croyais pas", explique le papa de Noah, au souvenir de ces échanges "émouvants" qui ont duré deux mois, via whatsapp ou d'autres réseaux sociaux."Il avait bien grandi mais malgré toutes ces années j'ai reconnu mon fils" et " on avait l'impression qu'il me reconnaissait", explique le père de Noah.

Ces échanges ont tourné court et la maman a "de nouveau coupé le contact" en février. "Avant, je ne savais pas s'il était au courant de mon existence, mais maintenant qu'on a repris contact, j'ai d'autant plus peur qu'il pense que c'est moi qui ne veux plus le voir", déplore William Beaugendre.

Après avoir épuisé les moyens légaux, l'avocate de la famille en appelle maintenant "au gouvernement" afin de faire avancer les accords entre la France et le Cameroun dans ce type de dossiers.Des dossiers qui demeurent douloureux et au coeur desquels se joue la vie d'un enfant.

William Beaugendre témoigne : 

 

 

Maître Hélène Bessis, avocate de William Beaugendre :