Le COREDAF met en place le Proxibus

Par • Mis à jour le 21/10/2015 - 19:09

L’outil informatique prend de plus en plus de place dans notre quotidien. C’est à partir de constat que le COREDAF a décidé de mettre en place le Proxibus. Une station numérique pour mieux échanger sur les drogues et les addictions.

    Le COREDAF met en place le Proxibus
La COREDAF (Comité de réflexions, de Recherches d’Action et de Formation en vue de la prévention de déviances psychosociales) a inauguré le Proxibus le mardi 20 octobre. Un bus quelques peu différent. Équipé de six ordinateurs, il se présente comme une véritable station numérique.

Il est surtout dédié à la prévention des addictologies chez les 11-25 ans. Mêler prévention et nouvelle technologies surprenant ? Pas vraiment. Cette idée a pris forme en observant les nouveaux usages en particulier chez les jeunes.

Le COREDAF s’est donc appuyé sur une enquête de l’Insee datant de 2010. Elle soulignerait que : "Les lycéens et les étudiants avaient ont en partie remplacé la télévision par l’ordinateur et l’Internet : une de moins pour la première, trois quart d’heure de plus pour le seconds". En outre, selon cette étude 79 % de ces jeunes disent être très attachés à leur PC fixe ou portable, pour tous les usages.

Le Proxibus sillonnera l’ensemble du territoire guadeloupéen afin de rentrer en contact avec les jeunes en difficultés. C’est dans des lieux ciblés, de rassemblement : quartiers écoles lycées que le Proxibus s’installera.

Grâce à l’équipement numérique installé dans le bus, les participants pourront visionner des courts métrages et évaluer leurs connaissances sur les conduites addictives. "Au départ on va se positionner sur les test et les jeux pour voir les connaissances et à partir de cela discuter. En effet, il sera difficile de créer le lien dans un quartier en disant je suis venue parler de drogues et d’addiction", a indiqué Gregory Sellin, éducateur spécialisé au COREDAF.

L’investissement concernant le Proxibus s’élève à 90 000 euros et les frais de fonctionnement à 32 000 euros comprenant des déplacements en bateau, le carburant et deux salaires. Cette station numérique est cofinancée par l’ARS, Cap Excellence, et la fondation Semsamar.