Les associations de défense des étrangers montent au créneau

Par • Mis à jour le 17/02/2018 - 17:22

Après le passage de l'ouragan Maria, les services préfectoraux dédiés aux ressortissants étrangers ont été concentrés à la sous-préfecture de Pointe-à-Pitre. Forcément, cette réorganisation entraîne des délais de traitement des dossiers plus longs. Ce qui complique le quotidien de plusieurs milliers de personnes.

    Les associations de défense des étrangers montent au créneau

Entre 3000 et 6000 personnes patientent parfois des jours voir des semaines, pour régulariser ou renouveler leur titre de séjour par exemple. Ce qui leur cause beaucoup de difficultés notamment sur le plan professionnel. Les ressortissants étrangers craignent aussi l'expulsion du territoire à n'importe quel moment alors que certains sont présents depuis des années en Guadeloupe, en situation régulière. 

"Des conditions d’accueil déplorables, un délai de traitement des dossiers inacceptable". C’est en substance le contenu de la lettre ouverte adressée à l’Etat par les associations de défense des droits des étrangers. Reçues hier par le Sous Préfet, elles ont donc formulé leurs inquiétudes. Et si elles semblent avoir été en partie entendues, ces associations resteront des plus vigilantes.

C’est ce que nous explique Patrice Ganot, le Secrétaire de la Ligue des Droits de l’Homme de la Guadeloupe :